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le 26 mai 2016
SuivreDésir meurtrier
Le contrôle et la manipulation sont des thèmes récurrents dans les films de Paul Verhoeven notamment quand ce dernier s’entoure de personnages féminins comme l’étaient Nomi (Showgirls) ou Catherine...
Grosse, grosse claque! :shock:
Après avoir vu successivement deux chefs d'oeuvre, Le Professeur de Zurlini et Nous ne vieillirons pas Ensemble de Pialat, j'avais peu d'attente pour ce Elle, film de fin de carrière d'un vieillissant Verhoeven.
J'avais déjà vu Huppert dans un rôle similaire, La Pianiste de Haneke. Même passé torturé, même milieu bourgeois, même sujet principal à savoir la complexe sexualité féminine.
Mais là où Haneke dresse un portrait précis, glacant et désespérant, Verhoeven, fidèle à lui même, procède à un immense jeu de massacre:mariage,adultère, famille, amitié, religion, tout y passe. C'est féroce, grotesque et totalement jubilatoire.
La personnalité détraquée du personnage incarnée par Huppert est telle que l'engrenage des scènes, de plus en plus surréalistes, m'a fait ouvrir progressivement les yeux comme des soucoupes , totalement incrédule jusqu'à éclater de rire. Un rire Joyeux, un rire de jouissance.
Les dialogues sont formidables, mention spéciale au "Cà ne marche pas comme ça "de Laurent Laffite, absolument impérial.
La dernière réplique de Virginie Effira m'a décroché la machoire, après déjà 2 h de coups au corps. :shock:
Hâte de voir Benedetta, qui semble faire le lien avec Elle, avec la même Effira, en personnage principal, tout aussi dévote :D
Verhoeven est Vivant, Hallelujah!
Ps:Et très Belle b.o d'Anne Dudley, la moitié de l'immense groupe 80's,The Art of Noise :)
Créée
le 8 févr. 2022
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