Alors qu'une croisière les ramène en Amérique, un homme et une femme que tout oppose socialement parlant, fiancés chacun de son côté, tombent amoureux l'un de l'autre, mais pour se prouver la solidité de leur future relation, ils se donnent rendez-vous au sommet de l'Empire State Building dans six mois, le 1er Juillet.
Elle et lui fait partie des quelques films dont le réalisateur a effectué son propre remake. En l'occurrence Leo McCarey avec la version de 1957 avec Deborah Kerr et Cary Grant, très bon par ailleurs. Ce premier film, qui a failli disparaitre parce que la 20th Century Fox voulait en faire disparaitre la trace, raconte strictement la même histoire, avec Charles Boyer et Irene Dunne, laquelle apporte des éléments de screwball comedy, notamment dans la première rencontre avec l'acteur français, dont l'accent lui donne un certain charme. Et elle aussi, car elle apporte une certaine pureté, issue d'une classe sociale inférieure, la croisière va être l'occasion de les rapprocher, avec l'élégance des dialogues et la finesse d'esprit de McCarey. On retrouve aussi la scène de la rencontre avec la grand-mère de Boyer, toujours aussi touchante, et même la chanson des enfants !
Il n'empêche que le film a un charme fou, d'une grande chasteté, due sans doute au code Hayes, et la fin a de quoi émouvoir sur la force de l'amour par rapport aux dures réalités de la vie. Le tout très bien filmé, rythme en diable (ça ne dure que 88 minutes) : d'ailleurs, Leo McCarey préférait cette première version, et malgré le talent de Cary Grant et Deborah Kerr pour le film de 1957, je ne suis pas loin de penser comme lui.