J’aime bien Roschdy Zem, en général assez crédible comme par exemple en président de la république (Les sauvages), commandant de sous-marin nucléaire (Le chant du loup) ou policier ( l’exellent Roubaix, une lumière). Mais là franchement, c’est du « too much » mal ficelé. Se voulant à la fois Sylvester Stallone prisonnier des talibans, Ethan Hunt en expert du parachute et Jason Bourne en maitre de la castagne rapprochée l'acteur en fait trop !
Que le réalisateur veuille, sans doute en manque d’inspiration, nous offrir Rambo, Mission impossible et La mémoire dans la peau tout en lorgnant, du coté des jeux videos, vers Sprinter, pourquoi pas ? Sauf que rien n’est crédible, ni lisible, ni même un tant soit peu fun. On nous soumet pendant plus d’une heure trente à une avalanche de stéréotypes, de séquences déjà vues, de méchants caricaturaux et de relation sauveur-enfant tarte à la crème.
Vaine, oubliable et sans originalité cette production ne rend pas hommage à son réalisateur qui nous avait quand même gratifiés de Nid de guèpes et cantonne Roschdy Zem à un rôle indigne de son talent.