De deux choses l'une : soit c'est moi qui n'ai rien compris, ou qui suis trop vieille pour ces patchworks "artistiques" modernes, soit il n'y avait rien à comprendre.
Ce que j'ai vu, c'est un assemblage décousu de scènes incohérentes qui esquissent vaguement une histoire simpliste et totalement improbable. Et à chaque fois que l'on trouve un fil émotionnel auquel se raccrocher, il est rapidement rompu par un intermède "musical" qui tombe là comme les cheveux sur la soupe. Je mets des guillemets sur "musical" parce que la musique est quelconque, les chorégraphies peu mises en valeur et les images laides.
Je prends mon mal en patience, parce que Sofia Gascon et Zoe Saldana sont formidables au point de rendre crédibles et attachants leurs personnages respectifs au milieu de tout ce bazar, et j'ai envie de savoir la suite. Et effectivement, au bout d'un moment, la vie passée rattrape la nouvelle vie rêvée (achetée ?). La chirurgie ne fait pas tout, et la transition de genre n'est pas qu'une question de bistouri : c'est avant tout une question de relations sociales et familiales. Allez, on y est enfin, ça peut commencer.
Ah non, zut, c'est la fin.
Bon, ça doit être moi qui n'ai rien compris.