Endiablé
5.2
Endiablé

Film de Harold Ramis (2000)

Remake du film Fantasmes de Stanley Donen (que je n'ai pas vu), Endiablé raconte comment un homme tout à fait banal, qui est dans son coin, rencontre le diable (en l'occurrence une diablesse), et qui lui propose d'exaucer sept de ses vœux en échange de son âme, afin qu'il puisse conquérir l'élue de son cœur.

Le film repose sur chacun des vœux avec autant de sketches à chaque fois, qui donnent lieu à un festival Brendan Fraser. Un coup, il sera joueur de basketball, ou alors un romantique patenté, ou alors un richissime baron de la drogue, ou alors rien de moins qu'Abraham Lincoln, et ainsi de suite !
Si le film n'est pas un chef d’œuvre absolu, j'avoue que la partie consacrée au romantique est très drôle. A ce moment-là, le personnage de Brendan Fraser veut être quelqu'un de romantique et de sensible, et dans un cadre paradisiaque (une plage) avec la femme qu'il aime. Il se retrouve donc roux en tête de premier de la classe (!), déclamant des vers pour séduire sa belle, et pleure à chaudes larmes quand il voit le soleil couchant, le tout avec une musique sirupeuse.
La partie consacrée au joueur de basket est marrante ; sorte Michael Jordan albinos (!) de 2,50 m (!!), il sue à en faire des flaques d'eau sur le parquet, a une grosse voix, et au moment ou son amour, qui est ici une journaliste, l'interviewe dans son vestiaire, il laisse glisser sa serviette, suggérant qu'il a un tout petit zizi !

Les autres parties sont moins drôles, et plus courtes, mais rien que pour ces deux moments-là, le film valait la peine d'être vu. Il faut aussi souligner au stabilo la présence de Elizabeth Hurley, qui joue la diablesse, belle en diable, et dont les 723 costumes (plus ou moins coquins) qu'elle arbore lui donne un look bien sexy... en diable !

On sait que, excepté Un jour sans fin et, à la rigueur, Multiplicity, la carrière de Harold Ramis est décevante (L'an 01, son dernier film, est atomique). Celui-ci se situe dans la moyenne haute, sans grand génie, mais qui fait au moins rire, malgré aussi une conclusion cucul la praline.
Boubakar
5
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le 31 mai 2014

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Boubakar

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