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Ashes to ashes
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le 5 déc. 2015
Après la purge qu'était Climax, mon masochisme m'a poussé à visionner cette expérimentation sous forme de branlette intellectuelle et narcissique de presque trois heures.
Bon, ça reste un peu mieux que Climax, le concept est intéressant, le travail sur l'esthétique est assez remarquable par moments, de même que les mouvements de caméra et les 20 premières minutes du film ainsi que quelques scènes de la 2ème partie sont quand même vraiment pas mal.
Mais bon, je ne me laisse pas amadouer par Gaspar, qui est décidément un réalisateur que je déteste (je vais continuer mon itinéraire auto-destructif avec le visionnage Lux Æterna, qui va certainement être du même acabit).
C'est d'un creux ! C'est d'un vide ! C'est d'une vacuité ! Mais c'est nul en fait ! Noé a du talent, j'en conviens, mais il a complètement pété les plombs ! Je suis pourtant avide de propositions singulières et exigentes, mais là, c'est un sombre étron !
Je parle surtout pour la dernière partie, qui constitue ce qu'il m'ait été donné de plus éprouvant à regarder en matière de cinéma. Et pourtant j'aime ce qui est glauque, j'aime être perdu, j'aime l'expérimentation, même très poussé. Mais là ! J'ai pas les mots, c'est un gâchis total, même si l'idée de montrer comme quasi dernière image une éjaculation avec une caméra intra-vagin n'est pas mauvaise en soi, de même que certains procédés qui ne sont pas à jeter, notamment la caméra subjective.
Enter the Void aurait pû être une odyssée expérimentale, il n'est au final qu'un objet prétentieux et inconséquent.
Je n'ai pas forcément envie de passer plus de temps là-dessus. Beaucoup de personnes aiment, tant mieux pour elles, cela fait partie des films que j'aurais aimé aimer, et je me sens terriblement coupable, croyez moi.
Je suis peut-être trop con, mais je pense que c'est surtout Noé qui est atteint de cette pathologie, à croire qu'il fait une métaphore filée de la masturbation à travers toute son œuvre. Mais paradoxalement, c'est la manière la plus sûre de faire l'amour à quelqu'un qu'on aime, et ce branleur s'adore certainement un peu trop.
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Créée
le 22 mars 2024
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