Eragon
Date de sortie : 2006
Date de déroulement : Monde fictif (Alagaësia, époque médiévale imaginaire)
Voulant lancer Cœur de dragon, film de mon enfance, je me suis trompé et j'ai lancé Eragon.
En me disant assez vite que, bizarrement, les effets spéciaux n'étaient pas si mal faits. Forcément, pas vraiment la même année de sortie.
Les films avec des dragons sont assez rares. Et il est encore plus rare d'en trouver des bons. Bien qu'on ait eu droit à Le Hobbit avec le spectaculaire Smaug, et à Le Règne du feu avec le spectaculaire Matthew McConaughey 🙃.
La série Game of Thrones nous a servi une dose de dragons assez bien faits. On a aussi eu Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux, le film Marvel qui nous offre une fin avec un combat impliquant un dragon.
Et il faut dire que, si on met côte à côte tous ces dragons cités à côté de Saphira dans Eragon, elle fait un peu pâle figure. Cela dit… je ne la trouve ni horrible, ni ridicule, ni détestable. Au contraire même, un bon sentiment m'anime quand je repense à ce dragon.
Disons que mes réticences vont plutôt dans le traitement qu'on lui inflige dans le film. Un film qui ne prend absolument aucun temps pour développer la relation du dragonnier avec son dragon. On la voit éclore et, au lieu de grandir petit à petit, elle passe de bébé dragon à dragon adulte en une scène. Que ce soit sa taille, son esprit ou ses facultés.
Un bâclage pareil est une insulte et d'une flemme incroyable.
J'ai un peu du mal avec le personnage principal, pas vraiment fan, là où les personnages secondaires comme Jeremy Irons viennent donner le peu de véritable charisme qui manque cruellement au film. Je ne parle même pas de John Malkovich qui se contente, dans un décor sombre, de faire des phrases de méchant avec le même décor.
Pourtant, on a droit à de magnifiques décors naturels, qui viennent nous emporter sur une musique plutôt épique. Et dans ces moments, ça prend. Mais on retombe vite dans la réalité avec l'écriture du scénario, qui est parfois vraiment pauvre.
On mélange toute cette pauvreté scénaristique avec toutes ces belles images, pour en faire un produit pouvant avoir parfois de très belles choses à montrer, mais avec un fond vide. Car, comme l'exemple du développement du dragon, le film bâcle beaucoup de choses.
On a des effets spéciaux pas si mal faits et même le combat de fin n'est pas si mal. Mais l'intérêt de suivre ce récit scénaristique l'est encore moins quand on comprend qu'une suite, qui n'a jamais vu le jour, était prévue. Avec une fin qui laisse John Malkovich (le grand antagoniste) dans son même décor, sans qu'il n'ait bougé d'un pas de tout le film.
Encore de la feignantise.
Je comprends la mauvaise note générale de ce film, même si ses plus gros défauts nous font oublier ses quelques qualités indéniables.