Vincent Gallo récompensé par la Coupe Volpi, était-ce justifié ? Assurément non !
Le réalisateur polonais Jerzy Skolimowski surprend et va en décontenancer plus d'un. Essential Killing (2011) est un survival narrant l'histoire de Mohammed, capturé par les forces américaines (dans un pays inconnu, sauf si vous avez pris connaissance du synopsis avant de voir le film). Ce dernier va être transféré dans un autre pays (là encore, impossible de savoir lequel, mis à part que l'on a quitté un désert aride pour une terre recouverte de neige par -30°C). Parvenant à s'enfuir, il va tout tenter pour s'en sortir indemne, traqué sans relâche, Mohammed va devoir se battre contre les éléments et survivre coute que coute.
Vu comme cela, le film a l'air intéressant, l'ennui c'est que Vincent Gallo, omniprésent pendant 83 minutes à l'écran, ne prononce aucun mot (!) autant vous dire qu'il faut être sacrément déterminé pour pouvoir tenir jusqu'au bout. Il en sera de même avec Emmanuelle Seigner qui n'apparaît pas plus de 5 minutes et dont elle aussi restera sans voix. Reconnaissons tout de même que mis à part cet absence de dialogue, les images sont quant à elles sublimes, et cela commence dès le début du film, avec ce canyon filmé depuis un hélicoptère où la caméra suit pas à pas trois soldats où la tension se fait palpable (superbe plan circulaire au dessus d'un l'hélicoptère militaire). Changement de décors ensuite, où la neige est omniprésente, les paysages sont magnifiés, entre couchés de soleil et lac gelé, la rudesse du climat et cette traque où la notion de survie prend le dessus nous tient en haleine malgré quelques maladresses.
Présenté lors de la 67ème Mostra de Venise, le film avait reçu le Prix Spécial du Jury et Vincent Gallo avait été récompensé par la Coupe Volpi pour la Meilleure interprétation masculine, était-ce justifié ? Assurément non !
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