9
le 17 janv. 2017
SuivreLa petite voiture jaune
C’est une petite voiture jaune avec des sièges en cuir noir. Sur le côté droit, le devant est rouillé, alors c’est une petite voiture jaune et marron aussi. À l’avant, il y a un homme, et à...
Deuxième volet de la Trilogie de Koker, qui se déroule lors du funeste tremblement de terre qui a secoué l'Iran, en juin 1990. Je ne vais pas répéter toutes les qualités du premier opus inhérentes au cinéma de Kiarostami, à savoir la science du cadre chirurgicale, la faculté à sublimer ces décors brisés, et une direction d'acteurs qui parvient à glaner tout ce qu'il y a de plus beau dans l'âme humaine.
Le cinéaste iranien décide néanmoins d'opter pour un dispositif tranché ici, en enfermant ses protagonistes dans un long périple en voiture (à l'instar de ce qu'il fera 5 ans plus tard dans Le Goût de la cerise). Et après une première demi-heure assez floue, qui peine un peu à dévoiler son propos et son cœur émotionnel, l'œuvre se lance réellement. À travers un mélange de documentaire et de fiction, Kiarostami fait ce qu'il sait faire de mieux : mettre en lien des êtres humaines de divers horizons, et en recueillir la substance la plus pure.
Ici, on s'intéresse tout particulièrement à la notion de résilience, du deuil, du rapport à la religion, et plus globalement, de la nécessité de toujours aller de l'avant (« Et la vie continue »). De ce petit garçon qui cherche coûte que coûte à regarder la coupe du monde malgré le chaos ambiant, à cette jeune fille à l'œil tacheté qui ne sait trouver les mots pour décrire la douleur qui la traverse, c'est d'une poésie absolument renversante. Et surtout, ça évite l'écueil du pathos et du mélodrame tire-larmes avec brio.
J'aime d'ailleurs beaucoup la couche méta qu'ajoute le réalisateur au long-métrage, rebouclant son récit avec les comédiens du premier volet Où est la maison de mon ami ? Renforçant ainsi l'authenticité de cet univers, mais aussi des personnages qui le peuplent.
Très hâte de découvrir le troisième et dernier volet, pour une trilogie qui risque fort de s'installer durablement dans mon petit cœur de cinéphile.
Mon compte de critiques ciné sur Instagram : https://www.instagram.com/le_videoclub_/
Créée
le 6 déc. 2025
Critique lue 12 fois
9
le 17 janv. 2017
SuivreC’est une petite voiture jaune avec des sièges en cuir noir. Sur le côté droit, le devant est rouillé, alors c’est une petite voiture jaune et marron aussi. À l’avant, il y a un homme, et à...
9
le 1 déc. 2022
SuivreJ'aime bien découvrir un film sans savoir aucune information, sans en lire le synopsis, ni la fiche technique, sans avoir même regardé le nom du réalisateur. Cela oblige à une immersion immédiate et...
6
le 20 avr. 2022
SuivreEt la vie continue fait partie de la trilogie de Koker inaugurée par Où est la maison de mon ami ? (1987). Il est suivi de Au travers de oliviers (1994). Il se situe à la lisière de la fiction et du...
5
le 18 avr. 2025
SuivreRyan Coogler est notamment le scénariste et réalisateur de Black Panther et Black Panther: Wakanda Forever. Autant vous dire que j'accourais à la première séance du mercredi matin pour découvrir son...
8
le 27 mai 2025
SuivreC'est un euphémisme que de dire que j'attendais le nouveau film de Joachim Trier. J'avais déjà été largement convaincu par son très bon Oslo, 31 août, et complètement emporté par le brillantissime...
3
le 25 août 2024
SuivreDans la liste des incompréhensions totales de l'année, on pourra aisément insérer le nouveau long-métrage des frères Larrieu. Unanimement acclamé par la critique, Le Roman de Jim est au mieux un...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème