Bof bof.


L'idée est séduisante. Mais le dévleoppement est assez mauvais. Tout repose sur les dialogues et les personnages ; et bien les dialogues ne sont pas très bien écrits, ils ne font pas assez naturel et les personnages sont faiblement écrit, manquent d'une caractérisation solide et mieux exploitée. Les situations en deviennent forcément pauvres, pas très intéressantes. Pourtant y a des idées, y a de la matière. Pour preuve que c'est mal écrit, la scène du début, le gros coup de gueule... ben on s'en fout en fait, ça n'a quasi pas d'impact sur la suite, et ce genre de prétexte à la fois gratuit et pauvrement écrit, on se demande pourquoi ça n'a pas été jarté à la table de montage. Y en a d'autres des idées comme ça qui auraient mérité d'être réexploitées. Genre quand la blonde entend les deux autres faire l'amour, ç'aurait été bien, par le son, de comprendre que le problème d'éjaculation précoce persiste... ç'aurait pu être un running gag amusant. Mais non, on zappe. L'humour prend difficilement tout du long, et on ne comprend pas toujours pourquoi les personnages font tel ou tel truc. Y a aussi de longs moments 'montage' où on voit les personnages vivre dans un montage alterné sur un fond musical pop : pas très intéressant car ça ne raconte pas grand chose et pourtant on laisse tourner encore et encore...


La mise en scène fonctionne globalement : hormis la première scène où l'on filme très mal l'acteur principal en train de faire son coup de gueule (caméra trop proche et reaction shot un peu naze), le découpage est correct, on voit ce qu'il faut voir, mais la réalisatrice peine à valoriser ses gags ; le montage est parfois un peu mou, certaines scènes pas très intéressantes durent trop longtemps. Les décors sont très chouettes, de quoi regretter que le scénario ne mette pas plus en avant la maison (même si l'on ressent déjà une influence du lieu sur l'écriture). Mais le plus bizarre dans ce film, c'est ce casting: les trois acteurs ne vont absolument pas ensemble dans ce film. Bon, déjà, Ludig est mauvais, pas convaincant, il en fait trop, manque de naturel, ne fait pas assez loser non plus. Efira et Nakache jouent bien mais leurs jeux n'ont rien à voir : la première propose un jeu plus naturel, la seconde un jeu plus orchestré : les deux peuvent être bons mais mis ensemble comme ici, ça ne va pas (avec au milieu Ludig qui fait n'importe quoi...). Même physiquement ça ne prend pas, aucun des couples possible ne fonctionne visuellement ; je ne sais pas si c'est dû à la mise en scène ou à une mésentente des acteurs, mais on ne sent même pas une réelle connivence entre les acteurs.


Bref, je me suis emmerdé devant ce film.

Fatpooper
3
Écrit par

Créée

le 11 nov. 2019

Critique lue 753 fois

Fatpooper

Écrit par

Critique lue 753 fois

4

D'autres avis sur Et ta sœur

Et ta sœur

Et ta sœur

7

FuckCinephiles

406 critiques

Critique de Et ta sœur par FuckCinephiles

Mine de rien, doucement mais surement, la sublime Virginie Efira devient une des figures féminines les plus présentes (et indispensables) du septième art hexagonale, ou elle trimbale sa sublime...

le 13 janv. 2016

Et ta sœur

Et ta sœur

3

Cinephile-doux

8156 critiques

Crachin breton

Ancienne épouse de Jacques Audiard, Marion Vernoux fait un cinéma qui n'a rien à voir avec celui du réalisateur de Dheepan, ce qui, en soit, n'est nullement répréhensible. Elle nous a habitués à...

le 11 déc. 2016

Et ta sœur

Et ta sœur

5

adamkesher01

437 critiques

Elle aime pas le beurre

Plutôt une bonne surprise. On n'échappe pas au format ultra standard du film français, la morale est franchement pas fameuse, mais le casting est franchement excellent et donne une vitalité...

le 15 janv. 2016

Du même critique

Taxi Driver

Taxi Driver

5

Fatpooper

14114 critiques

Critique de Taxi Driver par Fatpooper

La première fois que j'ai vu ce film, j'avais 17ans et je n'avais pas accroché. C'était trop lent et surtout j'étais déçu que le mowhak de Travis n'apparaisse que 10 mn avant la fin. J'avoue...

le 16 janv. 2011

Les 8 Salopards

Les 8 Salopards

5

Fatpooper

14114 critiques

Django in White Hell

Quand je me lance dans un film de plus de 2h20 sans compter le générique de fin, je crains de subir le syndrome de Stockholm cinématographique. En effet, lorsqu'un réalisateur retient en otage son...

le 3 janv. 2016

Strip-Tease

Strip-Tease

10

Fatpooper

14114 critiques

Parfois je ris, mais j'ai envie de pleurer

Quand j'étais gosse, je me souviens que je tombais souvent sur l'émission. Enfin au moins une fois par semaine. Sauf que j'étais p'tit et je m'imaginais une série de docu chiants et misérabilistes...

le 22 févr. 2014