Ce film sur le trafic d'organes au Mexique est assez décevant. Le sujet est passionnant sur le papier, mais les grosses ficelles hollywoodiennes viennent gâcher la fête. Plutôt que de se concentrer sur ce thème rare au cinéma, le réalisateur préfère nous montrer des bagarres avec des caïds locaux, des courses-poursuites, ainsi que d'inévitables scènes relatives à la corruption mexicaine.
A la manière du film Traffic de Steven Soderbergh, la photographie évolue drastiquement selon que l'on soit au Mexique ou aux USA, et esthétiquement parlant, ce long métrage est plutôt joli à regarder. L'acteur principal m'a beaucoup fait penser à Paul Newman, et sans être extraordinaire, il tient à lui seul le film sur ses épaules. Le reste du casting est plus anecdotique : Diane Kruger se contente de pleurer dans la moitié de ses scènes, et Vincent Pérez n'est pas assez présent à l'écran pour vraiment marquer le spectateur.
Avec seulement 1h18 au compteur, Etat de Choc est résolument trop court. A plusieurs reprises, on passe abruptement d'une scène à l'autre, comme si un pan entier de l'histoire avait été coupé au montage : il en ressort une impression de superficialité, comme si le réalisateur était passé à côté de son sujet ou plutôt comme s'il n'avait jamais su comment le traiter efficacement au cinéma.
Reste la dernière scène, qui vous fera à elle seule aimer ou détester le film.