"Fuck your family."


Trois ans après la chouette première surprise que fut «Vermines», Sébastien Vaniček et Florent Bernard refont équipe pour leur première incursion hollywoodienne, apportant leur propre pierre à l'édifice de la célèbre saga démarrée en 1981.


Produit notamment par Sam Raimi et Bruce Campbell, ce 6e volet, nous dépeignant une cellule (belle-)familiale partant en lambeaux (littéralement), s'avère être un grand huit bien sanguinolent comme il faut, d'une efficacité assez redoutable, et sans doute ce que j'ai vu de mieux depuis la trilogie de Raimi.


À défaut de faire véritablement peur, un nouveau chapitre se montrant bien généreux en hémoglobine et possédant un rythme sans véritable temps mort à partir du moment où le Mal se manifeste, et ce de manière très radicale.

Vaniček nous prouve une nouvelle fois qu'il sait manier une caméra et se/nous fait plaisir, nous gratifiant de nombreuses séquences assez marquantes dans leur jusqu'au-boutiste et leur inventivité formelle, participant à l'aspect immersif du film et à sa dynamique (même si je suis un peu moins fan de la caméra à l'épaule, plus confuse dans l'action).


Un spectacle gore et radical, traversé par quelques touches d'humour noir bien trouvées, notamment par l'utilisation de transitions visuelles et sonores amenées au bon moment (sans oublier le personnage de la grand-mère sénile).


Une production horrifique narrativement assez attendue dans sa structure (comme dans les volets précédents, on sait que ça va forcément partir en vrille, et on se demande surtout comment chacun va y passer), voulant traiter ici de la thématique de la masculinité toxique (et la métaphore des violences intra-familiales ?), mais de manière un peu trop forcée (en même temps, on n'a jamais demandé à un «Evil Dead» de faire dans la subtilité, mais n'empêche), à l'image de ce dernier segment, de feu et et de sang, auquel j'ai eu plus de mal à accrocher, notamment de par son antagoniste final, moins palpable et donc moins menaçant.


Un film cruel et viscéral, pouvant compter sur un casting impliqué, en particulier Souheila Yacoub (Climax, Making Of, Dune 2), se retrouvant bientôt seule face à sa belle-famille, contaminée par le Mal qui s'empare de chacun d'eux.


Bref, un nouveau jeu de massacre vraiment réjouissant à regarder, au sein duquel le duo Vaniček-Bernard respecte le cahier des charges propre à cet univers tout en se l'appropriant avec l'énergie que l'on percevait déjà dans leur précédent film, ici avec encore plus de moyens et donc encore plus d'inventivité technique.


Un bon petit shoot de violence graphique décomplexée, à découvrir dans les salles obscures.

Et un duo définitivement installé à Hollywood ? L'avenir nous le dira... 7-7,5/10.

Raphoucinevore
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le 14 juil. 2026

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