7
le 9 juil. 2026
SuivreLes noces tartares
La France brille outre-Atlantique, et pas uniquement sur les terrains de foot : après son très remarqué premier Vermines, Sébastien Vaniček débarque à Hollywood, accompagné de son coscénariste...
L'excellent Vermines avaient attiré l'attention des amateurs français de films de genre sur la paire Sébastien Vanicek / Florent Bernard, et ce d'autant qu'ils déclaraient alors leur amour pour des réalisateurs comme John Carpenter, signe de bon goût et d'intelligence (visibles dans leur long-métrage). On est d'autant plus heureux donc qu'ils aient été repérés par Sam Raimi pour réaliser le nouvel épisode de la saga Evil Dead...
Et, au sortir de la projection de cet Evil Dead Burn des plus éprouvants (personnes sensibles d'abstenir... oui, vraiment !), on est ravis d'avoir retrouvé une bonne partie des choses que l'on avait aimées dans Vermines : une grande efficacité dans les scènes d'horreur, qui ne laisseront personne indifférent, sans avoir (trop) recours aux mêmes ficelles usées, une inventivité jouissive des situations qui renouvellent régulièrement les codes du genre, une énergie phénoménale qui saisit "physiquement" le spectateur, et un contexte psychologique / social pertinent qui diminue le sentiment habituel de gratuité du déchaînement de violence.
Bien sûr, héritage Evil Dead oblige, on aura eu droit à l'habituel galimatias de grimoires mystérieux déchaînant des pouvoirs infernaux et d'objets magiques à découvrir pour lutter contre lesdits pouvoirs, tout un barnum fatigué dont on se passerait bien. On peut également trouver le film épuisant à la longue, avec sa succession de scènes de violence hystérique et d'images horrifiques, et estimer qu'avec vingt minutes de moins, il aurait été plus impactant.
Mais, globalement, Evil Dead Burn est un film d'horreur d'un excellent niveau, qui arrive même dans sa dernière partie, se concentrant sur la lutte désespérée des membres non encore possédés de la famille contre les créatures infernales que sont devenus leurs "parents", une violence radicale et une furie destructrice transcendant les stéréotypes du genre. Et qui s'appuie sur un discours psychanalytique, certes classique mais robuste, où la famille est la source primaire de tous les maux (... donc un discours pas très américain, justement, que l'on peut relier aux origines européennes du réalisateur et du scénariste).
Soulignons pour finir que l'actrice suisse Souheila Yacoub fait une "final girl" particulièrement réaliste et crédible, et porte de nombreuses scènes extrêmes avec une détermination admirable.
La bonne surprise de l'été du cinéma de genre, sans aucun doute.
PS : c'est un détail, mais on remarquera aussi la jolie similitude entre les affiches de Vermines et d'Evil Dead Burn, ce qui peut laisser penser que Sébastien Vanicek et Florent Bernard ont eu leur mot à dire sur le marketing de leur second long-métrage.
[Critique écrite en 2026]
Créée
le 7 août 2026
Critique lue 44 fois
7
le 9 juil. 2026
SuivreLa France brille outre-Atlantique, et pas uniquement sur les terrains de foot : après son très remarqué premier Vermines, Sébastien Vaniček débarque à Hollywood, accompagné de son coscénariste...
8
le 9 juil. 2026
SuivreLa saga Evil Dead s'est peu à peu imposée comme un totem cinéphile.Mais un totem tiraillé.Car il sera impossible, désormais, de renouer, en matière de deadites, avec l'artisanat et la débrouille de...
4
le 9 juil. 2026
SuivreLe moins bon film de toute la franchise, malheureusement.Une double intro insensée, des acteurs très médiocres, un humour qui fait plouf, un antagoniste final ridicule.Certains plans sont manquants,...
9
le 15 sept. 2020
SuivreCette chronique est basée sur ma propre interprétation du film de Charlie Kaufman, il est recommandé de ne pas la lire avant d'avoir vu le film, pour laisser à votre imagination et votre logique la...
7
le 29 nov. 2019
SuivreCe commentaire n'a pas pour ambition de juger des qualités cinématographiques du film de Ladj Ly, qui sont loin d'être négligeables : même si l'on peut tiquer devant un certain goût pour le...
5
le 15 janv. 2020
SuivreIl y a longtemps que les questions morales liées à la pratique de l'Art Cinématographique, chères à Bazin ou à Rivette, ont été passées par pertes et profits par l'industrie du divertissement qui...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème