Leçon de cinéma frenchy d’horreur, gore et nerveuse à un Hollywood ringard, patriarcal et manichéen!

De vraies scènes d’horreur, gores et nerveuses, d’autant plus qu’elles sont mémorables et originales (voiture, salle de bains et cheminée), c’est véritablement maitrisé ! Et par conséquent, les clins d’œil ont leurs authentiques places résonnantes dans le film.

Et des effets spéciaux qui desservent un film et les idées du réalisateur français.


Un ton qui est donné dès l’intro, un film étouffant, anxiogène avec beaucoup d'hémoglobine (y compris les scènes post génériques). Et du sadisme assumé (aux frontières du jouissif) et un humour noir qui fait mouche, à l’instar d’un Lee Cronin (Evil Dead Rise et le Réveil de la Momie) aux personnages et conclusions plus que risibles, téléphonées, pathétiques et manichéennes, je me suis dit pour ces deux films "tout ce cirque pour ça" !

Pas besoin de protagonistes hystériques qui hurlent toutes les 5 min pour que le film soit captivant et bien rythmé.


Peur primaire décomplexée de toute morale puritaine et religieuse anglo-saxone, allant même jusqu’aux pieds de nez bas de jogging et chaussures sneakers, en se faisant traiter de "maudite française ne respectant pas la mort de son mari".

Et pour finir, le choix des chansons francophones Jacques Brel la Chanson des Vieux Amants et Alain Barrière Elle était si Jolie, par pur provocation à ce puritanisme américain, de ce qu'était la passion de la vie et de l'amour avec des chanteurs francophones des années 60, sans parler de ce morceau de rap "french touch" oblige et qui plus est féminin Chilla ! Ralala les français et leur "fierté et arrogance culturelle".


Et enfin, une vraie réflexion sur le patriarcat, les femmes soumises, les violences conjugales, "ma vie est un enfer" et donc un revange woman et résiliant cohérants. Mais aussi un véritable film sur une famille dysfonctionnelle et sur l’affect qui la touche et gangrène chaque membre tour à tour (encore et toujours des scènes inventives, émouvantes et éprouvantes), particulièrement et pleinement assumées et pas pour du faux.

David Cronenberg qui se dit vieillissant peut être fier de prendre sa retraite, avec cette jeune génération (Ari Aster, Zach Cregger, Coralie Fargeat, les frères Phillippou, Sébastien Vaniček, Kane Pixels, Curry Barker, ainsi que son fils Brandon) qui a des choses à raconter et pourquoi pas bousculer cet Hollywood ringard avec cette relève de film elevated horror et body-horror.


Pour moi c'est ça du divertissement ! Chapeau bas Sébastien Vaniček.

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