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le 9 juil. 2026
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Super idée de faire venir Vaniček sur ce projet. Raimi dit qu'il a adoré son Vermines et que ça a déclenché le reste.
On revient aux basiques : le gore slapstick qui a fait la gloire de la franchise, les FX pratiques, la physicalité outrancière, les expériences de filmage non répertoriées (il y a des plans séquences vraiment étranges mais brillants, la scène dans la voiture est dingue :d ), l'humour noir... Mais il y a aussi un hommage sincère au cinéma de Raimi. On sent qu'il veut continuer à le faire vivre.
C'est vraiment hardcore dès le début avec tous les potards poussés à 11. On n'a quasiment jamais le temps de souffler. Au bout de 110 minutes, on est épuisé. J'aurais presque aimé une ou deux respirations supplémentaires, mais cette fuite en avant participe aussi de son identité.
Ca renoue avec l’ADN le plus impur de la saga : pas seulement “du gore”, mais du gore comme grammaire comique, du slapstick de boucherie, du cartoon passé dans un hachoir industriel. Le Evil Dead vraiment raimien, ce n’est pas “ça fait peur”, c’est plutôt : “c’est atroce, c’est absurde, c’est trop long, ça recommence, et maintenant tu ris alors que tu ne devrais pas.” Le rire comme dernier réflexe nerveux avant l’évacuation sanitaire.
Mais je pense surtout que Vaniček a un sens du rythme très efficace, ce qui est probablement essentiel pour ce genre de film. Rythme de l'action, rythme comique.
C'est vrai que le scénario tient sur un post-it, mais après tout, on s'en fiche.
Bien qu'il y ait quand même un joli règlement de compte familial, générationnel et de toxicité relationnelle en décor de fond.
J'ai trouvé très cool qu'il embarque avec lui une partie de son équipe française : Florent Bernard au scénario, Souheila Yacoub en tête d'affiche, Philip Lozano à la photo, Maxime Caro au montage... On sent que ce n'est pas juste un réalisateur français parachuté à Hollywood, mais un vrai savoir-faire qui s'invite dans une franchise américaine.
Evil Dead Burn ne cherche pas à moderniser la franchise en la rendant plus respectable. Il fait mieux : il la rend de nouveau mal élevée.
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