Toujours dans la liste des productions que Blumhouse a gentiment fourni à Amazon, Evil Eye fait figure de mauvais éléve d’une cuvée déjà pas trés fraiche…
La mére de Pallavi est persuadé que son le petit ami de sa fille est en fait la réincarnation de l’homme qu’elle avait elle-même aimé… mais qui a aussi tenté de la tuer…
A la base, l’idée est bonne : une mére qui retranscrit ses angoisses dans la vie de sa fille au point de briser la relation qui les lie. Dans les faits, entre une mise en scéne plate et des dialogues d’une lourdeur parfois hallucinante, le drame peine à se développer et l’aspect fantastique semble même rendre le film encore moins fort qu’il ne l’est. Et ce alors qu’il aurait pu renforcer un pitch qui, tout en s’ancrant dans le mouvement #metoo, peine à lui rendre l’hommage qu’il mérite. Et ce malré un casting en lien avec l’idée générale des films : la diversité.
Le probléme de cette cuvée, c’est que tout les films sont des petits budgets et qu’ils ne savent pas les exploiter. Et celui-ci en est l’exemple le plus flagrant. Tout est froid, sans personnalité et pas intéressant pour un sous. Alors qu’il y avait un certain potentiel dans l’idée de base. Mais oublions ce Evil Eye dont il y a peu de chose à dire tant il peine à s’élever au délà des habitudes d’un genre qui demande de la subtilité justement !