Il y a tant de talent dans ce film. Même le trailer qui pourrait faire passer cet Evil of the Night pour un basique slasher comme le cinéma américain en a fait des centaines est tellement loin de la réalité qu'il en ressemblerait presque à une escroquerie improbable mais pour le mieux pour une fois.
Car ce film est l'équivalent vidéo du vendeur de voiture, cuisiniste, que dis-je, du R.H d'une SS2I, le genre à t'afficher monts et merveilles à des niveaux indécents, sauf qu'ici non seulement la promesse est tenue mais elle va bien plus loin. Dans la check list du slasher 2-en-1 sur fond, ou mettons plutôt résidus, de film futuriste, toute la liste y passe, improbable pêlemêle qui ravira les amateurs de turluttes, de perky tits et de V les visiteurs. Tu aimes le film bisseux ? tu vas être servi mon cochon !
Les personnages sont les habituels du slasher tout ce qu'il y a de plus classiques auxquels on a ajouté ce qui semble être les stock shots d'un film rétro-futuriste. Les dialogues sont fades, les effets spéciaux sont si mauvais qu'ils en font mourir de rire, et une fois bien aguiché par la première demi-heure, il n'en faudra pas beaucoup plus pour que vos yeux prennent gout à ce délire malhonnête et bras-cassé.
Note à benêt : si d'avenir tu tombes par hasard sur un site qui te propose de matter le film, tu seras probablement tout aussi joyeux que moi de constater que pour une fois l'image n'est pas honteusement dégueulasse par assemble de lumière rendant la distinction du tout propice à la myopie mais qu'au contraire l'image baigne dans un plein de lumière rendant d'autant plus amusantes les giclées de sang artificielles dans le coin de l'écran.