Ici, on ne parle pas de cinéma d’auteur. Ha nan pas du tout 🤣. On parle de testostérone fossilisée. Des "vrais mecs à l'ancienne" avec des grosses armes, des punchlines en acier trempé et des articulations qui claquent.
Expendables 3, c’est le musée Grévin de l’action movie avec un casting de taré : Silvester Stallone, Jason Statham, Lundgren, Arnold Schwarzenegger, Bruce Willis et j'en passe…
Ils sont tous là, et bien debout pour le l'action et de l'adrénaline (Parfois assis aussi 😅), mais bien présents. On est loin d'un énième fast & furious. Même si le concept est toujours le même : régler les problèmes à coups de poings, de balles et d’explosions bien grasses.
Ça se fout sur la gueule. Beaucoup et "proprement" si je puis dire (sa gicle partout sans vergogne). Toutefois le film est paradoxalement moins violent, plus lisse, presque sage que ces prédécesseur. Et c’est là que ça coince un peu : un Expendables sans vraie crasse, c’est comme un bar sans alcool 😅.
L’arrivée des “jeunes” tente de moderniser le truc. Mais ces derniers semblent interchangeables, sans le charisme ni le vécu des anciens.
Face aux anciens, ils ressemblent à des figurants sortis d’un casting Netflix.
Les vrais savent 😉 : l’intérêt est ailleurs.
Quand le film fonctionne, c’est dans les regards fatigués, les vannes d’anciens combattants, la camaraderie bourrine.
Quand ça rate, c’est dans la mise en scène trop propre, trop numérique, trop contrôlée. On veut du chaos, pas un PowerPoint d’explosions quoi.
Le méchant ? C'est presque fonctionnel.
Surtout un prétexte pour que les “vrais mecs” se retrouvent une dernière fois à se taper dessus, comme au bon vieux temps.
En résumé :
Un film bourrin assumé.
Un plaisir régressif.
Moins sauvage que les précédents.
Mais toujours porté par cette idée simple et magnifique :
quand les vrais mecs se foutent sur la gueule, on regarde… et on sourit.
Culte tout de même mais pas très fin.
Il sait faire preuve d'un respect éternel pour ces dinosaures de l’action qui refusent toujours de poser les armes. 💥