Avec Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile (toujours plus long), Joe Berlinger choisit de raconter l’histoire de Ted Bundy à travers les yeux de Liz, incarnée par Lily Collins. Une approche qui aurait pu être intéressante, mais qui se révèle vite stérile : dès l’inculpation, elle n’a presque plus de lien avec Bundy et ses scènes deviennent anecdotiques, jusqu’à la révélation finale sur son supposé alcoolisme, qu'on ne perçoit pas dans le métrage. Le film passe ainsi à côté de tout ce qui aurait pu le rendre fascinant : l’enquête, les meurtres, la personnalité complexe de Bundy, ou même la place de Carole Ann.
Reste Zac Efron, plutôt convaincant dans un rôle inattendu, et John Malkovich, impeccable dans son flegme de juge. Mais la mise en scène finit par présenter Bundy comme un quasi-gentil durant une bonne partie du récit, ce qui brouille totalement le propos.
Je suis resté frustré devant ce polar de prétoire inabouti, qui se regarde sans ennui mais sans intérêt véritable.