Pendant sa partie de golf, le président américain a disparu des radars durant trois minutes. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour elles, ça veut dire beaucoup. Qui ? Je veux parler des femmes qui l'ont remplacé par un sosie dans le but qu'elles contrôlent le monde. Ce qui ne peut pas se produire, et donc on fait à nouveau appel à Flint.
Sorti un an après Flint, on a droit à une suite de la même lignée, avec parfois les scènes reprises à l'identique comme le chef qui a peur des chiens, mais surtout un James Coburn toujours aussi resplendissant, dont la première apparition le voit parler à un dauphin en imitant le cri : pour un héros, difficile de le rendre moins sérieux ! Cité dans le deuxième film d'Asutin Powers, In like Flint est également un clin d'oeil à l'expression populaire à l'époque In like Flynn, à savoir avoir une vie aussi débauchée que celle d'Errol Flynn. Ça n'est pas tout à fait le cas de Flint, toujours respectueux des femmes, dans une histoire au fond actuelle, où les femmes voudraient dominer le monde. Les réponses à ce sujet de Flint sont amusantes, car elles reprennent exactement ce que pourrait dire un O.S.S. 117 verion Jean Dujardin, avec ce petit rire comme pour se moquer des femmes, qui ne seraient bonnes qu'à faire la cuisine. Autres temps, mais si le film serait plus connu de nos jours, je crains qu'il ne ferait scandale...
En attendant, le réalisateur Gordon Douglas fait lui aussi du bon boulot, avec l'utilisation de ces couleurs pop acidulées, ainsi que la musique très 60's de Jerry Goldsmith, tout comme le premier opus d'ailleurs. C'est peut-être un peu trop long, près de deux heures, d'où une intrigue qui fait parfois du surplace, mais dans le genre parodique de 007, c'est clairement dans le haut du panier.
Un troisième volet était prévu, mais James Coburn a préféré ne pas faire le film de trop, ce qui est tout à son honneur.