A lire le synopsis et en voyant l'affiche, on peut avoir envie. Ne vous laissez pas berner, vous serez probablement déçus.
Kaburagi est un jeune homme qui s'est trouvé au mauvais moment, au mauvais endroit, là où un meurtre sordide vient d'être commis (le massacre d'une famille). Comme on n'a pas beaucoup d'indice pour trouver le meurtrier, autant choisir celui qui était sur place et l'accuser pour vite boucler l'affaire et entretenir les statistiques de la Police.
Condamné à mort, Kaburagi réussit à s'échapper (d'une ambulance...) et tente de disparaître avec nombre d'inspecteurs à ses trousses.
Dit comme ça, on peut s'attendre à un thriller vitaminé, avec rebondissements à la clé, dans la même veine que "le Fugitif" avec Harisson Ford.
Et bien non, rien de tout cela, ici, on frise le néant. On a simplement droit à l'histoire d'un pauvre type qui sillonne le pays en faisant des petits boulots pour survivre, et qui se lie brièvement avec des gens plutôt braves (ses collègues), et découvre qu'il existe dans ce monde des personnes bienveillantes...comme s'il n'avait jamais côtoyé qui que ce soit ni eu d'amis dans sa jeunesse.
Il doit néanmoins se carapater (en vitesse, les mains vides et sans un slip de rechange) quand il est repéré (souvent), car je le rappelle, il a la police à ses trousses...
Mais par chance, les gens qu'il a croisés (même pendant quelques jours seulement) se mettent en tête de tout faire pour qu'il ait un nouveau jugement, car un type aussi sympa ne peut qu'être innocent (il est tellement gentil avec tout le monde).
Et puisque la vie est bien faite, même le policier qui l'a fait condamner semble commencer à avoir quelques doutes.
Toute l'histoire est cousue de fil blanc. On veut nous faire croire que tous ceux qui ont rencontré Kaburagi ont à chaque fois décrit une personne différente ? C'est n'importe quoi, la personnalité est toujours la même, ce qui change, c'est sa coupe ou sa couleur des cheveux, et s'il porte des lunettes ou pas (quel super camouflage !).
Aucun suspense (c'est systématiquement la même rengaine, il travaille, se fait repérer, courser par les flics et s'échappe). Aucune action (à si, pardon, il va sauter d'un balcon), aucun rebondissement (sûrement trop compliqué pour le scénariste), et aucune émotion (même pas une petite pleurnicherie).
Et coté charisme des acteurs, c'est celui d'une huître à marée basse.
Conclusion « Aucun intérêt » ! Ce n'est même pas divertissant et s'il y avait un message, il est super bien caché (pas comme Kaburagi)