J’adore François Truffaut et Fahrenheit 451 sera l'un de ses rares films auquel je n'accorderais pas la moyenne (l'autre étant la Chambre Verte). Le film souffre d'un malentendu, ce n'est pas un film de SF, c'est une fable. Dans ce film on veut à la fois trop en dire (voir le véritable catalogue de livres brûlés qu'on nous propose) et pas assez, on n'entre jamais dans cet univers où tout est artificiel y compris les personnages, les méchants ne le sont pas assez, les autres n'ont pas assez de profondeur, on n'éprouve aucune empathie (le sort de la bibliothécaire brûlée parmi ses livres nous laisse froid), l'histoire passionne peu et la fin frôle le ridicule. Reste quelques idées, la caméra de Truffaut et la musique de Bernard Herman, mais bof.