7
le 31 août 2025
SuivreMénage à fond
Boonbunchachoke, le réalisateur de Fantôme utile, n'est pas si éloigné de son éminent compatriote Weerasethakul, à ceci près que lui n'hésite pas à mélanger les genres, y compris le burlesque et les...
🔴 Me retrouver sur https://www.youtube.com/@Cin%C3%A9masansfard
Il arrive qu’un film parte d’une idée si belle qu’on lui pardonnerait presque de ne pas savoir quoi en faire. Fantôme utile appartient à cette catégorie : un concept saisissant, une émotion sincère, mais une exécution qui s’égare dans sa propre étrangeté. Ratchapoom Boonbunchachoke mêle le drame, le fantastique et la satire sociale, sans jamais parvenir à leur donner un même souffle.
Sur le papier, tout est prometteur : une femme morte de pollution qui revient hanter son mari... à travers un aspirateur. Il y avait là de quoi faire une fable écologique, un conte surréaliste ou une comédie noire. Mais Fantôme utile hésite sans cesse entre le rire et le deuil, entre l’ironie et la douleur, sans jamais trancher. Le résultat est une succession de scènes souvent belles, parfois vides, où le symbolisme finit par étouffer la tendresse.
Davika Hoorne donne pourtant à Nat une voix touchante, presque spectrale. Et Wisarut Himmarat incarne ce mari désemparé avec une douceur qui désarme. Mais la mise en scène, trop lente, trop statique, semble regarder ses personnages de loin, comme s’ils flottaient dans une bulle d’absurde dont ils ne peuvent sortir. On devine l’intention poétique, mais on ne la ressent jamais vraiment.
Le film cherche à dénoncer la pollution, la société de consommation, la mécanisation du deuil — mais il le fait par allusion, par détour, jusqu’à ce que tout devienne un peu opaque. Reste une belle idée : celle de la tendresse qui survit à la matière, même dans un moteur d’aspirateur. Mais cette idée, répétée, commentée, alourdie, finit par tourner en rond.
Alors on regarde Fantôme utile comme on contemple un rêve trop long : intrigué, parfois ému, souvent distrait. Il y a du talent, il y a du risque, mais il manque la chair, le frisson, le désordre. Ce film voulait parler d’amour, de mort, de poussière. Il ne parle que d’intention.
🔴 Me retrouver sur https://www.youtube.com/@Cin%C3%A9masansfard
Créée
le 7 oct. 2025
Critique lue 145 fois
7
le 31 août 2025
SuivreBoonbunchachoke, le réalisateur de Fantôme utile, n'est pas si éloigné de son éminent compatriote Weerasethakul, à ceci près que lui n'hésite pas à mélanger les genres, y compris le burlesque et les...
8
le 2 sept. 2025
SuivreLa scène d'ouverture donne le la, tant sur la forme que sur le fond. Une réunion d'humains et d'animaux figés dans une pose : moine, soldat, étudiant, paysans, athlète, chèvre et poule. Un sculpteur...
7
le 7 sept. 2025
SuivreFantôme utile, on croirait par moments un film de Quentin Dupieux, tant il est difficile de ne pas penser à Rubber. On y suit, en récits enchâssés, deux histoires de possession d'un aspirateur par un...
6
le 28 mai 2026
SuivreAu départ, L’Objet du délit ressemble à un film très simple. Une accusation éclate pendant la préparation d’un opéra, les tensions montent, chacun doit prendre position. Mais plus le film avance,...
7
le 15 avr. 2026
SuivreIl y a des périodes qui ne s’oublient pas. Pas parce qu’elles étaient belles. Mais parce qu’elles étaient floues. Juste une illusion, c’est exactement ça. Un souvenir qui tremble. Nous sommes en...
3
le 17 mars 2025
Suivre_____Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes: https://youtu.be/sSVYyyi2ZPU👉 Et s'abonner à cette chaîne Youtube où je publie régulièrement ces articles, pour n'en rater aucun ! ...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème