Ils sont quand même super généreux chez Troma : ils mettent leurs films sur Youtube, Lloyd interviewe plein de gens du métier et met les vidéos sur Youtube afin que les gens puissent découvrir le métier et l'envers du décor, les quelques films que j'ai vu sont riches en gore et délire, et enfin ils font des making of de certains de leurs films (dont deux sur les films de Lloyd), des films qui ne donnent pas forcément une image reluisante du métier.


Parce qu'il faut bien se dire que la plupart des réalisateur sont des connards, qu'ils ne font que gueuler sur leur équipe. Quand on entend l'un ou l'autre se plaindre en interview, on s'imagine que ça n'arrive qu'une fois de temps en temps... mais non ! Dites-vous bien que les gens sont souvent exténués après une semaine de tournage, et qu'il est donc normal de péter un plomb régulièrement. On en rit lorsqu'on apprend la nouvelle dans une revue sur le cinéma, mais on en pleure lorsqu'on en fait les frais directement. Est-ce normal de crier ? Evidemment, ce ne serait pas humain. Mais c'est au réalisateur d'apprendre à se modérer un peu, à retenir ses impulsions. Car s'il gueule vraiment trop, il va se retrouver tout seul.


C'est un peu ça que nous montrent "Fart of Darkness" ainsi que "Poultry in Motion" : un Lloyd Kaufman qui gueule constamment sur les gens. Surtout le second. Et c'est bien parce qu'on ne cherche pas à faire croire que Lloyd est un type drôle, comique, super sympa, non, il peut vraiment casser les pieds de son équipe technique, se montrant hyper insultant. Pas étonnant que beaucoup de gens quittent le navire. Surtout s'il fait ça avec des fans de Troma complètement novices afin de réduire les coûts (voir "Poultry in Motion").


Ici, le point de vue est plus médical, moins basé sur les clash et davantage sur le déroulement des scènes. C'est trop court, c'est le gros défaut : normal, on couvre la totalité du tournage et il faut aller vite, mais ce docu aurait mérité d'être allongé de 2 bonnes heures. Pour en voir plus sur la préparation d'une scène (ce qui va et ce qui ne va pas) mais aussi (et c'est aussi le reproche de "Poultry in Motion") le déroulement en salle de montage : sur tout que Lloyd doit toujours couper énormément de scènes, du coup il serait intéressant de voir comme ça se passe en montage.


N'empêche que la narration reste bonne et qu'on ne ressort pas déçu de cette expérience cinématographique. De plus, le caméraman a le don de toujours se trouver au bon endroit au bon moment, ainsi donc on assiste directement aux clash, aux problème,s il ne faut pas systématiquement quelqu'un pour nous raconter ce qu'il s'est passé (ce qui est le cas, malheureusement dans "All the love you Cannes").


Bref, c'est très chouette, c'est généreux, c'est hyper intéressant, pour les apprentis du métier bien sûr mais aussi tout simplement à quiconque s'intéresse à l'envers du décor d'un film.

Fatpooper
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le 12 juin 2017

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