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Faste & Obvious
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le 6 juin 2016
Il y a déjà 14 longues années sortait le premier Fast and Furious sur les écrans, mis en scène par Rob Cohen. Aujourd’hui la franchise en est à son septième film sans connaitre de véritable baisse de succès. La série de long métrages a connu un coup de jeune grâce à Justin Lin qui a cherché à faire autre chose que juste des courses de voitures, notamment un film de braquage (le cinquième, le meilleur de la saga). Aujourd’hui, le 7e volet débarque sur les écrans et le volant a été confié à l’excellent James Wan. Connu pour ses films d’horreurs, le réalisateur avait néanmoins tourné de l’action par le passé. Il livre ici un bon gros divertissement de qualité et hisse son film vers le haut de la pile.
Fast and Furious 7 est une franche réussite.
Le film s’ouvre dans une chambre d’hôpital. Dans le sixième volet, l’équipe de Vin Diesel et Paul Walker aidait Dwayne Johnson à coffrer un méchant, Luke Evans. Son frère, Jason Satham, n’est évidemment pas content et veut tuer tout le monde. Il est d’ailleurs tellement fâché que quelques plans montrent en guise de générique qu’il a démoli l’intégralité de l’hôpital où Evans est alité. On donne le ton : Statham est une brute épaisse et sans doute le méchant le plus bad ass de la série. Il va s’en prendre à la famille de Vin Diesel, tuant notamment Han (le Japonais de Tokyo Drift, qu’on voit mourir dans la scène post-générique du sixième film). Diesel, fier de ses valeurs, va vouloir s’en prendre à lui et va se faire aider par Kurt Russell, qui lui propose un deal : retrouver un hacker (la sublime Nathalie Emmanuel, vu dans Game of Thrones) et en échange il l’aidera à capturer Statham.
Vous n’avez pas totalement suivi ? Ce n’est pas si grave. Si ce septième film s’inscrit totalement dans une chronologie qu’il est nécessaire de connaitre un peu, c’est avant tout un énorme divertissement extrêmement généreux et devant lequel vous prendrez de toutes façons un pied d’enfer. James Wan l’a bien compris et la franchise prend un virage la faisant ressembler à une concurrente : Expendables. Là où Stallone et ses vieilles gloires de l’action se plante à chaque fois, Fast and Furious réussit à aligner les noms célèbres et à leur faire honneur. Ainsi, cette septième aventure rassemble désormais Vin Diesel, Paul Walker, leurs copains, Dwayne Johnson mais aussi Statham donc, Kurt Russell qui n’a rien perdu de sa superbe, la championne de MMA Ronda Rousey ou encore l’incroyable Tony Jaa (Ong Bak). Aucun des acteurs n’est laissé pour compte. Souvenez-vous de Jet Li qui ne servait pas à grand chose dans Expendables, ici Tony Jaa s’offre ses moments de gloire face à un Paul Walker remonté. The Rock est, lui, partiellement mis de coté. Mais le personnage de Dwayne Johnson est tel qu’il fonctionne comme la potion magique d’Astérix : il est capable de tout résoudre. Il a donc les scènes les plus bad ass et sans doute les meilleures lignes.
Wan a aussi bien compris que pour faire encore plus gros et encore plus lourd, il fallait encore moins se prendre au sérieux, n’hésitant pas à virer au cartoon. Certaines scènes de face à face entre Vin Diesel et Jason Statham ne sont parfois pas loin de ressembler à une poursuite entre Bipbip et Coyote. Il livre -ça sonne comme une évidence- un métrage bien mieux foutu que ceux précédemment réalisé, où les plans notamment pendant les combats à mains nues ne sont pas surdécoupés. Les plans sont longs et chorégraphiés, et la caméra s’offre parfois quelques chouettes moments. Enfin, une scène dans un parking rappellera aux amateurs du metteur en scène l’excellent Death Sentence.
Même si les poursuites ne manquent pas dans ce nouveau film, Fast and Furious cuvée 2015 ressemble d’avantage à un James Bond survitaminé qu’à ce que la franchise était au début. En fait, il rappelle même xXx, conduit à l’époque par Vin Diesel et un certain Rob Cohen. Comme quoi… Ne pensez pas trop à l’intrigue, à ses cascades défiants les lois de la physique et à ses incohérences (pourquoi Statham est-il partout à la fois ?) et vous prendrez un vrai plaisir devant ce divertissement friqué et explosif mené d’une main de maitre par James Wan.
Quand à la fin… Je vais bien me garder de la dévoiler ici mais l’équipe -la famille- Fast and Furious trouve un émouvant moyen de rendre hommage à Paul Walker décédé pendant le tournage, en utilisant les thèmes chers à Dominic Torreto évoqués tout au long de la saga et en terminant le film sur une séquence hautement symbolique. Qui aurait pu s’imaginer qu’on verserait une petite larme un Fast and Furious ?
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le 2 avr. 2015
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