February
5.2
February

Film DTV (direct-to-video) de Oz Perkins (2015)

Oz Perkins livre un film où la contemplation l'emporte sur la substance, mais au détriment du rythme et de l’engagement. L’absence de tension palpable ou de moments culminants plonge le récit dans une torpeur qui frôle l’immobilisme. La narration cryptique et éclatée, trop alambiquée, nois laisse désorienté sans pour autant stimuler l’imaginaire ou l’émotion.

Les personnages, énigmatiques mais peu incarnés, manquent de profondeur pour susciter une véritable empathie. Kat, notamment, sombre dans le mal de façon si abrupte et dénuée de justification qu’elle échoue à devenir le centre de gravité émotionnel du film.

En tant qu’œuvre d’horreur, le film reste étrangement aseptisé : la menace demeure abstraite, l’angoisse diffuse, et le vide existentiel qu’il ambitionne d’explorer ne trouve jamais l’intensité qu’il mériterait. Ce qui aurait pu être une descente hypnotique se limite à une expérience froide, contemplative et désincarnée.

cadreum
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le 8 janv. 2025

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