Je vais peut-être vous étonner en vous disant qu'en 1933, les femmes sont pas très égales aux hommes. Et pourtant Michael Curtiz nous offre cette année-là un film très spécial.
Qui dit 1933 dit Pré-Code et qui dit Pré-Code dit on peut parler de n'importe quoi. On se retrouve donc face à Alison Drake, dirigeant une grande entreprise automobile, la "Drake General Motors". Totalement calquée sur des énormes dirigeants comme Ford, le film nous surprend par sa dimension incroyablement féministe.
Drake est une femme puissante, qui décide de sa vie, qui couche avec qui lui chante avant de lui faire comprendre qu'il n'y aura rien de plus le lendemain.
Ruth Chatterton est parfaite dans son rôle, la mise en scène, sans être impressionnante n'est pas mauvaise, mais qu'est ce qui pêche du coup ? Et bien résumé de la fin :
Jim Thorne : Je vous aime je veux passer ma vie avec vous.
Alison Drake : Oh, vous êtes beau, je quitte mon travail de patronne et je vais à la cuisine.
À prendre avec des pincettes mais si mes souvenirs sont bons elle déclare qu'elle va enfin être une vraie femme. Mais encore une fois je suis pas sûr.
Dommage Curtiz, t'était à rien de faire un film ultra féministe.