Nonobstant son titre, Femmes de Tokyo se déroule presque intégralement à Kyoto. Porté notamment par la vive Mariko Okada et le ténébreux Keiji Sada, le Gregory Peck japonais, le film trace le portrait de Aeki, jeune femme qui a repris la vieille confiserie familiale. Son histoire d'amour avec un artiste marié et ses relations avec sa mère et son oncle, concurrent de sa petite entreprise, contribuent à rendre le long métrage mélancolique, dans son interrogation sur le statut de la femme japonaise, au début des années 60. Avec un montage tranchant et une mise en scène constamment élégante, Yoshimura délivre un petit film exquis, sans fioritures.

Cinephile-doux
7
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Cinéma japonais des années 60

Créée

le 26 avr. 2025

Critique lue 28 fois

Cinephile-doux

Écrit par

Critique lue 28 fois

5

Du même critique

Anatomie d'une chute

Anatomie d'une chute

6

Cinephile-doux

le 28 mai 2023

Suivre

Procès d'intentions

Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...

France

France

8

Cinephile-doux

le 25 août 2021

Suivre

Triste et célèbre

Il est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...

The Power of the Dog

The Power of the Dog

8

Cinephile-doux

le 25 sept. 2021

Suivre

Du genre masculin

Enfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...