Quelle platitude que ce film en plastique qui ne délivre rien, sinon un ennui qui s'insinue en sinuant sur les jolies routes italiennes. Driver est monobloc, monoexpressif, monochiant, monoplace, contrairement aux voitures de course de sa sélection. De belles images, certes, et Penelope Cruz relève le niveau, mais ça ne suffira pas à donner chair et épaisseur à la narration pesante, crispante, antipathique qui irrigue, en ligne droite et sans affects, cet objet qui n'est finalement ni un film, ni un documentaire, à peine un moment trop long.