Film qui mélange un peu tous les genres, cela commence par un film d’amour et puis tout à coup on ne sait pas si l’on a affaire à un suspense, un film d’espionnage (Burt qui s’intéresse à un ancien militaire qui donne à Milly des documents confidentiels à taper) ou un drame psychologique. Un peu de tout ça peut être. Aldrich aime à brouiller les pistes comme un film d’Hitchcok (Gregory Peck est cité et on pourrait penser à la maison du docteur Edwards où le héros doit se souvenir d’un traumatisme passé). Le film n’est donc pas très original mais il a le mérite de voir Joan Crawford brillante (Aldrich la dirigera de nouveau par la suite dans des rôles aussi tourmentés), Cliff Robertson tout jeune. Les scènes au sanatorium font penser à Shock Corridor de Samuel Fuller qui est ultérieur à ce film d’Aldrich. Nous pensons que Burt est le méchant du film (la scène où il écrase la main de Milly avec la machine à écrire fait frémir) mais il est bien la victime et son père avec son ex femme endossent bien les mauvais rôles. Milly représente à la fois la femme et la mère de Burt, celle qui lui assurera un salut.