Un peu étonnant de retrouver Robert Aldrich aux commandes d'un film de ce type, mais en 1956 il n'avait peut-être pas autant de choix. Le film débute de façon franchement pesante avec une romance naissante entre une femme se sentant vieillir et un jeune homme correct cependant rapidement leur relation se détériore à cause des mensonges de celui-ci. En effet, après une demi-heure ultra conventionnelle le récit prend une tout autre tournure, on est même à deux doigts de virer au film noir, pour ensuite revenir au drame amoureux. Bien sur il faut passer outre une première partie vraiment lourde pour ensuite mieux apprécier les descriptions des personnages, de leurs défauts ou problèmes, de leurs psychologies cela dit ce n'est pas non plus extrêmement prenant même lorsque quelques révélations interviennent dans ce scénario. Heureusement Aldrich fait un bon travail académique à la mise en scène, sans grande audace mais misant sur l'ambiance clair-obscur.