Andrew Currie situe dans les années 50 et dans le style du cinéma de l'époque une nouvelle variante aux histoires récurrentes de morts-vivants. A ceci près que les zombies revenus à la vie sont ici les sujets d'une comédie satirique fustigeant la mentalité d'une Amérique paranoïaque se protégeant par l'exclusion.
Dans une petite ville de province propre sur elle et peuplée de citoyens lisses et mesquins, les zombies sont réduits à l'esclavage, domestiques d'un nouveau genre apprivoisés et affectés à de menues tâches.
Le sujet ne tient pas ses promesses. Il manque d'espièglerie et d'extravagance, en dépit de la malice avec laquelle le réalisateur portraitise la population des vivants. Le scénario manque d'envergure et de complexité aussi, comme si, à considérer que le héros du film est un jeune garçon, seul dans la ville semble-t-il, à respecter son mort-vivant dénommé Fido, les auteurs s'en étaient tenus à un film grand-public, voire pour enfants...
La comédie est d'ailleurs dépourvue de scènes "gore" -ou alors très aseptisées- et on s'étonne guère dans ces conditions que les morts-vivants soient un peu ternes, ni effrayants ni véritablement cocasses.