Brian Helgeland restera à jamais synonyme de L.A. Confidential (en tant que scénariste) et surtout de Payback, film que je porte dans mon coeur de gamin à peine majeur.
Il y a donc une certaine excitation à le retrouver derrière la caméra avec Finestkind pour un nouveau thriller policier. Imaginez !
Deux frères nouant un dangereux deal avec un syndicat du crime sont inexorablement tirés vers les bas-fonds de la pègre bostonnienne...
On aurait pu s'imaginer un truc tout aussi basique qu'un gars, allez au hasard Mel Gibson, affrontant seul, dans un élan suicidaire, un syndicat du crime pour quoi ? 70000$ !!! (rires).
Alors pour le synopsis de la fiche SensCritique, on repassera car le résumé est plus que réducteur et il ne mentionne qu'une infime partie du scénario. Certes, on y passe à un moment mais le film est loin de reposer uniquement sur cette partie et ce que l'on retiendra surtout (et qui y prend d'ailleurs une grande place) ce sont les liens entre les personnages.
Avec un casting convaincant derrière un Tommy Lee Jones encore une fois impeccable et sans esbrouffe, on assiste sous couvert d'un thriller policier, à l'histoire de deux frères de pères différents, réunis sous la bannière de la pêche ! Oui, moi non plus ça ne me faisait pas rêver comme ça mais il faut avouer que les premières minutes avec cet équipage emmené par un Ben Forster qu'on devine abonné aux mauvais choix, sont plaisantes. C'est américain avec tout son petit lot de bromance et on passe par quelques scènes déjà-vues dans la franche camaraderie d'hommes qui vivent à la dure mais ca prend doucement et le petit groupe gagne vite notre sympathie, aidé pour nos frères par quelques relations familiales compliquées et quelques crustacés de mauvais augures.
Evidemment, à force de creuser pour tenter de remonter, ils finiront par se demander comment sortir du trou et, toute cette sympathie accumulée ne sera pas étrangère à l'intérêt qu'on portera au dénouement même si, il faut l'avouer, il n'y a au final rien de nouveau sous le soleil.
On sent que Brian Helgeland n'est pas manchot avec un stylo et une caméra mais Finestkind ne possède pas le charme d'un Payback. Pour autant, comme avec Mel Gibson, le film tire son épingle du jeu grâce principalement à ses acteurs, ses personnages, et à notre attachement pour eux.
Un film divertissant, not the finestkind, mais divertissant.