Cette suite s'adresse encore plus aux enfants en quête d'un premier mini-frisson (pas effrayant du tout). On ne peut malheureusement jamais douter du public-cible vraiment très jeune de ce FNAF 2 (mais que fait l'interdiction aux moins de douze ans sur ce film, où l'on n'a absolument jamais une goutte de sang ou même une baffe ?), qui remet la pelletée de fan-service pour les amateurs des jeux. Ainsi, le jumpscare de
"Chica sans bec" dans le taxi
arrive sans aucune raison, on comprend donc que c'est un "checkpoint fan-service" (effectivement, c'est un passage connu du deuxième jeu... Soupir). Pour les non-initiés (comme nous), on a cette sensation désagréable que l'on dérange, que le film ne s'occupe pas de nous, et se contente d'enchaîner les réf pour les fans du jeux (qui ont gentiment proposé de nous expliquer le "lore" / l'univers auquel cet opus fait constamment appel... En gros, les fans font le taf du film, ce qui n'est pas normal). Aussi, vous devrez maîtriser le cinquième opus des jeux (Sister Location) pour comprendre pourquoi l'on bascule soudainement dans un design "carnavalesque" dans le cauchemar de Vanessa (c'est le style "Circus" qu'adoptent les animatroniques de cet opus spécifique), mais aussi quelques bribes des prequels pour capter la différence entre les "vieux" animatroniques (en peluche) et les récents (en ferraille), qui
se tapent une minute - quelle déception - dans le final, d'un ridicule absolu : Mike appuie sur un bouton, hop les peluches sont gentilles et viennent défoncer la caboche aux "nouvelles" (apparemment pas si "évoluées", si une simple baffe d'un ancien modèle moisi les font mourir...) en oubliant carrément de vérifier que la Grande Vilaine aux yeux lumineux était bien morte
(vous devinez donc ce qui arrive... Suite au prochain épisode, damned...). Idem, pour les rares curieux qui voulaient voir Matthew Lilliard et Skeet Ulrich (Team Scream forever), sachez qu'ils doivent avoir environ trois minutes de temps d'écran, et ne servent à rien. Voilà, pour les non-fans du jeu, on ne peut que vous recommander de passer votre chemin, car l'insoutenable gaminerie de ce film est une insulte aux amateurs de films d'épouvante (la scène de
mort du prof de techno est un exemple parfait : Chica lui "explose la tête", mais en hors-champ, tandis que l'on regarde une paire de lunettes au sol...
On ne voit absolument rien, c'est affligeant, particulièrement pour un film qui possède une interdiction d'âge). Bref, faites comme dans l'ouverture (insensée : quel animateur de resto ou adulte responsable n'écoute pas une enfant en détresse absolue ?) : faites la sourde oreille à toute recommandation trop enthousiaste de ce film, à moins d'être un enfant en manque de fan-service sans une seule scène effrayante...