La vulgarité qui suinte de chacun des pores de Flashdance, depuis ses séquences de danse – durant lesquelles nous voyons moins la chorégraphie à part entière que fesses et poitrines s’animer en gros plan pour captiver un spectateur voyeur – jusqu’à sa romance mielleuse et prévisible sur fond de lutte des classes, n’aura pourtant eu raison de sa réception et de son statut actuel d’œuvre culte, la faute à sa bande son entraînante, surtout à sa chanson d’ouverture et de clausule. Est contenue ici, et donc anticipée, la recette qui fera le succès de Fifty Shades of Grey (Sam Taylor-Johnson, 2015). Adrian Lyne, tâcheron de première, prouve une fois encore qu’il ne dispose d’aucun talent particulier, sinon celui d’un technicien correct capable de retranscrire le mouvement d’une danse sur glace ou sur plancher – les deux seuls plans mémorables d’un film tout à la fois déjà vu et qu’on aimerait n’avoir jamais découvert.
Voilà qui est dommage car l’actrice principale, Jennifer Beals, apporte une vitalité et un charme peu ordinaires dans le genre, et en cela précieux.