La jaquette hacke le nom de Tarantino pour vendre sa camelote alors que l'inspiration semble plus à chercher du côté de Scorsese (David Proval fait d'ailleurs caution), avec cette histoire de petits mafieux en costards qui naviguent dans les eaux troubles du banditisme institutionnel où tout le monde se menace en rigolant avant de redevenir mortellement sérieux. Seul film de son réalisateur, Gene Mitchell, qui s'offre un des rôles principaux tant qu'à faire, et ainsi prouver qu'il est aussi mauvais devant que derrière la caméra, Flipping est une vraie grosse daube au scénario tellement peu limpide qu'on a l'impression qu'il s'agit d'une suite (mais non), et dont la confusion tend à croitre avec l'avancée de l'intrigue (y'a un flic infiltré qui reste en dehors du groupe et qui fait une voix off style récit autobiographique torturé, ça rajoute bien au bordel !). Ça se veut classe et racé dans l'écriture, mais c'est juste la pitié à l'arrivée, pas aidé par une adaptation et un doublage français pas oufs, sans jamais avoir la décence d'être un peu nanar.
Demeure une unique raison éventuelle de s'infliger ce film : Keith David qui fait son show, enchaine les jolies tenues et pousse même la chansonnette pour le générique de fin (une reprise de Watching me, Watching you qui semble introuvable sur les internets).