Claire de la Tour Piquet ? Non : Claire le la tour, piquée. Comme quoi une virgule peut changer le sens d'un texte !
Bienvenue chez les doux dingues...
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Avec cinquante-cinq longs métrages à son actif, je crois que je ne verrai jamais tous les films de Chabrol (1930-2010), mais celui-ci est vraiment une bouse !
Le vingt-neuvième des cinquante-cinq qu'il a commis !
Et je ne suis ni pro, ni anti "chabrolien", surtout quand je vois les séries actuelles neuneus de 45 minutes, juste bonnes à vous gaver d'un maximum de pubs non souhaitées... Comment voulez-vous "expédier" une daube en aussi peu de temps ? On est à peine dans l'ambiance que s'inscrit le mot" fin" !
Chabrol lui même se fustigeait en disant de cette œuvre, que c'était le pire de ses films, et le classait même en 2009 comme le plus mauvais de l'Histoire du cinéma aux côtés de "Fanny" (version Buchholz) et "Le Jour et la Nuit" de BHLevy...
Alors, détracteurs de mon 1/10 s'abstenir car si le créateur en a conscience, alors moi le critique...
Et comme pour mieux se dédouaner, Chabrol balançait : selon lui, Alexander Salkind, le producteur, aurait "acheté" sa légion d'honneur avec, en faisant une adaptation cinématographique du roman de Lucie Faure, épouse d'Edgar Faure. Un très important homme politique à cette époque, élu à la présidence de l'Institut international des droits de l'homme et à l'Institut libre d'étude des relations internationales...
Lucie Faure décéda l'année suivant la sortie de ce film...
Je vous épargne un long synopsis de ce film à pleurer :
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Une bourge dont le mari est écrivain (horrible et repoussant Bruce Dern dont l'accent amerloque épouvantable pollue tout le film, indépendamment d'une interprétation abominable autant que destructrice) et à des lieues d'être un étalon dans le domaine du sexe, prend un amant dont elle va constater que celui-ci ne trompe pas sa maîtresse, mais "se trompe" de maîtresse en en ayant d'autres, va tomber folle de rage et se mettre à avoir des hallucinations...
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Ce qui va laisser place libre à tout un tas de "déconnades" plus ou moins salaces, mais loin de faire un bon film : le couperet tomba avec 158 674 spectateurs à sa sortie en salles françaises : sérieux nuage sur l'aclat du roi-soleil des réalisateurs !
Le scénario, de Ennio de Concini, Claude Chabrol, Norman Enfield, Maria Pia Fusco, d'après le roman "Le Malheur fou" de Lucie Faure, est aussi mauvais que celui des films pornos de l'époque, et curieusement, Chabrol qui aimait à s'entourer de sa petite cour d'acteurs, n'en a rembauché qu'un ici : Dominique Tardy, et encore : presque une aumône...
Par contre, quel casting abominable avec pléthore de "pistonnés" avec un concert d'affreux accents étrangers : Ann-Margret, Sydney Rome (qui n'a jamais percé) Maria Schell... ou encore recrues incongrues genre Francis Perrin, le pire étant encore Charles Aznavour venu là faire "des ménages" en conducteur aussi ridicule qu'aberrante...
Admirateur d'Hitchcock, Chabrol l'avait même singé en faisant ici un caméo où il ressemble plus à un péquenot belge qu'à un responsable venu faire un clin d’œil gag...
Chabrol voulait-il raviver les délires de la nouvelle vague déjà mort-née ?
Voulait-il faciliter les débordements d'acteurs (dont sa femme Stéphane Audran, mais il semble que le torchon brûlait entre eux puisqu'ils se séparèreront en 1978) ?
En effet, toujours obligés de se glisser dans un costume différent, ressemblant même parfois à une camisole, ceux-ci aiment de temps en temps à ce qu'on leur laisse la bride sur le cou afin qu'ils puissent se déchaîner complètement et libérer leurs propres phantasmes !...
Les effets spéciaux sont lamentables ou invraisemblables, tels ces images de l'intérieur d'une Mercedes faisant des "sauts de carpe" sur la route, à l'image nuisible (déjà) de sa réputation de "confort ferme" ! C'est à dire qu'à bord, on pouvait compter les pavés !
Côté son, c'est aussi le désastre : mauvaise conservation, usure ? Par moments, la bande son est tellement accompagnée de bruits de fond (moteurs ? micros ?) que les dialogues (si on peut dire) en deviennent inaudibles... TV 5 Monde aurait pu nous fournir une copie propre : France TV en a les moyens...
Désastre aussi pour la musique signée Manuel De Sica, laquelle n'a jamais été le point fort des choix du couple Chabrol semblant fanatisé là aussi par na nouvelle vague ?
Et encore moins quand le fils Matthieu en a signé ce qui ressemblait à des partitions lues à l'envers...
Bref, c'est la totale ! Vous en faut-il encore ?
J'allais oublier : comme il était de mode à l'époque et pour faire des entrées, Stéphane Audran nous offre des moments et vues coquines d'elle-même, mais façon "allumeuse" alors que les danseuses du "Crazy Horse" se mettent à nu devant nos petites yeux admiratifs...
Et que le faux héros de ce film, Dern, voyant une représentation théâtrale de Phèdre, se dénude entièrement pour rejoindre la troue sur scène... Phantasmes quand vous nous tenez...
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TV5 Monde le 09.02.2026-