Ce film sert clairement à mettre en avant les vertus du pardon prônées par Madiba et Desmond Tutu à la fin de l'apartheid, dans un moment où les noirs auraient pu mener leur propre guerre anti-blancs.
L'idée est bonne mais dans les faits, le film ne met en avant que ce prisonnier, meurtrier, raciste, qui n'a de bon que d'être emprisonné à vie pour ce qu'il a commis.
Les temps de parole sont quasi illimités pour cet homme tandis que Desmond Tutu se fait sans cesse affaiblir par ses propos. Le film cherche à tout prix à nous faire comprendre que le prisonnier a de bons côtés cachés qu'il faut réussir à lui trouver, et l'excuse de l'histoire de cette mère qui a perdu son enfant à cause de lui sert de raison pour Tutu de poursuivre sa quête.
La pire absurdité apparaît lorsque la mère, ayant enfin découvert l'atroce vérité du meurtre de son enfant, émet tout de suite son pardon envers les coupables sans même un temps de réflexion sur elle-même.
Ce passage a beau rendre au film tout son intérêt démagogique, il ne m'a pas fait accrocher car il semble tout bonnement irréel.