Avec le choix de ce sujet trop peu traité, l’angle épineux que Joffé a pris, on aurait pu espérer retrouver le génie que ce réalisateur avait démontré dans Mission, La déchirure ou au moins la puissance de La cité de la joie.
On sent l’investissement mais aussi la maladresse, le manque de véritable cap, de nuances, la lourdeur parfois et même souvent. La force du propos se retrouve comme anesthésiée malgré une très belle performance de Eric Bana (personnage fictif comme la plupart des autres) et honnête de Forest Whitaker.
Tout n’est pas à jeter et il y a des vertus pédagogiques, le film n’est pas un biopic mais inspiré d’histoires vraies de victimes et de bourreaux.
On peut espérer que, ne voulant pas rester sur ses Mario Bros et autres, Joffé puisse sortir de sa retraite pour un «chant du cygne »…