Stupide tradition oblige, me voilà à enfiler les films comme des Pringles saveur barbecue en pleine convalescence. Et puisque la grippe ne m'a pas encore achevé ou étouffé sous des tonnes de mouchoirs en papier, je suis là, traînant dans le beau et bien fourni catalogue de Netflix à la recherche d'occupations simples et potentiellement divertissantes.
Notre premier épisode concerne le cas de Fou d'Irène, comédie des frères Farrelly (Mary à tout prix, dumb and dumber...) avec en rôle titre l'incomparable Jim Carrey. Exit les Joël ou les Bruce, l'ami Carrey devient Charlie le flic à moustache l'espace d'un film... Voyons voir si la béchamel prend et plongeons-nous plus profondément sous la couette.
Ce qui frappe en premier dans ce long métrage c'est la lourdeur de son ton comique. Dès la première vanne on sent bel et bien que la suite ne sera pas d'un goût plus relevé. Charlie, nouvellement marié ramène la belle au bercail, la dépose devant l'entrée et se retourne pour payer le chauffeur (ce dernier est un nain doublé d'un black, comme quoi tout arrive). Une phrase (pourtant toute faite) mal interprétée plus tard et voilà que notre nain insulte Charlie d'être raciste et j'en passe... Sort un nunchaku pour lui taper sur la trogne... Bref ça dure trois plombes et au final on ne sait pas si l'on doit rire ou bien avaler sa boite de dolipranes. Constatant qu'avant même que leur mariage ne soit consommé sur une peau de bête à la chaleur d'un beau feu de cheminée, la donzelle se farcit le nain au nez et à la moustache de Charlie, on peut se poser la question. Le spectateur devrait une fois de plus rire lorsque Mme Charlie accouche neuf mois plus tard de trois bambins couleur chocolat plutôt que de blanc-becs mais il ne le fait pas, par respect pour l'humour, cette chose si rare.
Les enfants grandissent inévitablement et demeurent noirs (logique, tu nous tueras). Seulement voilà, Charlie est un peu con-con, sinon psychotique, aussi n'a-t-il jamais fait le rapprochement malgré les grosses cornes qui lui transpercent le front. Au final, madame a tôt fait de se casser avec notre ami nain et de lui rouler des galoches devant le malheureux Charlie. Y'a plus de respect moi je vous dis... Mais bon, la vie continue comme on dit et Charlie est déjà bien occupé entre son boulot où il n'est absolument pas respecté et ses trois enfants.
Charlie en a gros, photo de pétage de cable à l'appui. Voilà qui devrait relancer notre intrigue autour de traits d'humours grimpant un peu plus encore dans l'absurde.
Résumons un peu, voulez-vous :
- On voit un chien chier sur la pelouse et c'est fantastique.
- Jim Carrey dans ce film passe d'une couille molle à un gros enfoiré à la voix pétée.
- Cette chose existe.
- On associe encore une fois la schizophrénie au dédoublement de la personnalité, ce qui ne manque jamais de me faire hurler...
- Il y a bien une Irène dans ce film.
- Une fois adultes, les gamins de Charlie ne lui ressemblent toujours pas.
- Le mec qui joue le militaire quadra dans American Beauty est dans ce film.
- Les vaches font aussi des crises cardiaques.
- Jim Carrey ferait un excellent zombie
- On peut acheter des jouets sexuels dans les drugstore Américains.
- Les placements de produits sont souvent discrets, ce n'est pas le cas ici.
- "Lapin russe" est un chouette surnom pour un albinos
- Avoir un poulet dans le fondement à l'air douloureux
En définitive, Fou d'Irène n'est pas un mauvais film ni une mauvaise comédie, c'est juste un peu gras par moments et chiant à d'autres. Dans l'ensemble pas de quoi se tirer une balle. En plus Pete Yorn a participé à la bande son alors moi je suis content !