Un film intéressant, surtout par son côté documentaire concernant les prisons pour adolescents en Autriche et dont beaucoup sont d’origine étrangère (arabe, albanaise, turque ou serbe). Parmi eux, il y a Samira, androgyne, qui a de graves problèmes psychologiques. C’est l’histoire d’un professeur, Hannes Fuchs (patronyme signifiant renard d’où le titre, un renard dans un terrier) qui est appelé à remplacer Elisabeth Berger, enseignante peu conventionnelle (absence de notes et thérapie par l’art), malade, et qui va privilégier la thérapie par la peinture. Malheureusement, le scénario est pollué de digressions qui n’apportent pas grand-chose et/ou qui ne sont pas assez développées pour les rendre intéressantes : Fuchs, ancien batteur dans un groupe de musique (« Peter and the fox »), avait un fils, Felix, qui s’est suicidé et Berger, vit seule et aime la moto. Bien que le film soit très en dessous du « Cercle des poètes disparus » (1989) de Peter Weir, au thème proche (certes dans une prestigieuse école du Vermont aux Etats-Unis), il a quand même obtenu plusieurs récompenses : meilleur réalisateur et meilleur scénario au festival Max Ophuls 2021 de Sarrebruck, meilleur film autrichien, meilleur film au festival de films indépendants de Biberach (Allemagne) et meilleure actrice pour Maria HOFSTÄTTER qui joue Elisabeth Berger.