ALIVE !!!
Le monstre, enfermé dans le château, regarde vers le haut. Illuminé d'en haut, il lève ses mains vers un ciel qu'il ne peut pas atteindre. Puis, le professeur ordonne de fermer la trappe, et la...
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le 29 sept. 2014
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Adaptation libre et parfois un peu bancale de l'oeuvre de Mary Shelly, James Whale concentre son film d'à peine 1h10 sur la création et la chute de la créature. Ce condensé ne permet malheureusement pas d'avoir la profondeur philosophique du texte, mais donne naissance à un cinéma ou l'image prime sur la réflexion.
Ici, la créature n'est pas "née" neutre, mais embarque d'emblée un cerveau anormal, celui d'un criminel. Ce choix, en apparence simpliste oriente tout le début du film: le monstre est condamné dès sa naissance. Et pourtant, derrière sa brutalité, on devine une candeur enfantine. C'est cette ambivalence, portée par Boris Karloff, qui donne sa force au film.
Sur le plan formel, Whale compose avec les moyens de l'époque et le montage est quelques fois chaotique, mais contribue à l'ambiance du film.
Malgré ces quelques maladresses, certaines séquences restent d'une puissance intacte. Celle qui m'a notamment frappé est la chasse finale, où les villageois brandissent des torches et des fourches dans une fureur collective. Cette scène, avec ses ombres dansantes et ses chiens hurlants ont une tension tragique qui fonctionne encore près de 100 ans plus tard.
Ce Frankenstein, monument des studios Universal n'est peut-être pas fidèle à la version de Mary Shelley, mais il a contribué à donner naissance à une icône universelle: celle du monstre incompris, à jamais prisonnier du regard des hommes.
Créée
le 11 nov. 2025
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