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le 19 oct. 2018
SuivreLa créature parfaite !
C’est dans Hamlet, en 1948, que Christopher Lee et Peter Cushing apparaissent pour la première fois ensemble. Jusqu’en 1979, les deux complices se recroiseront dans nombre de films (22 au total),...
Malgré le maquillage convainquant de Christopher Lee, la créature tient un rôle assez anecdotique dans cet opus, et la scène dans la forêt fait trop office de cahier des charges pour réellement convaincre. C'est que, pour la première fois, l'intérêt est ailleurs. Le véritable monstre ici est bien le baron Frankenstein, prêt à abandonner toute morale pour arriver à son but. Ce sillon sera repris plusieurs fois et encore accentué dans Frankenstein must be destroyed. C'est donc bien une création originale de la Hammer, qui bien souvent ne tient plus tellement compte des romans originaux, se contentant d'adapter la créature utilisée à son propre univers. C'est ce que l'on constate également avec les nombreux Dracula et la version du Fantôme de l'opéra. Celui qui les visionne en espérant retrouver l'univers du roman risque une amère désillusion!
Nous avons donc ici le portrait d'un homme prêt à tout pour son objectif, jusqu'à devenir un meurtrier abject et sans le moindre scrupule. Même sa confession, puisque c'est ainsi que se présente le récit, cherche moins à le disculper qu'à prouver que son expérience a bien réussi. Son châtiment ne sera pas l'ombre sinistre de la guillotine mais bien la négation par son ex-ami de la réalité même de ses travaux. Jusqu'au dernier moment, c'est l'orgueil qui sera son unique moteur. C'est très intéressant dans le sens où cela retourne l'idée originale, d'un scientifique qui souhaite le bien de l'humanité, mais ira trop loin, idée qui a fait souche, qu'on peut voir dans de nombreux films, de Tarentula de Jack Arnold à Spider-man 2 de Sam Raimi, et qui appuie sur le côté bienveillant du savant fou. Reconnaissons à la fois ce que la science-fiction doit à Mary Shelley, et combien s'éloigner des clichés permet de renouveler le mythe sans le galvauder. Pour cela, Frankenstein s'est échappé s'avère une réussite.
Une dernière remarque : venant de voir Top secret, des ZAZ, je ne peux m'empêcher de remarquer au détour d'une scène Peter Cushing, l'œil agrandi par la loupe qu'il scrute. Ce qui est cité, et bien sûr détourné, avec d'ailleurs le même acteur, dans le film des ZAZ.
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Créée
le 13 févr. 2025
Critique lue 12 fois
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le 19 oct. 2018
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