C'est lessivé que je ressors de cette séance.
Mais pas lessivé comme j'aurais put l'être après un drame poignant ou un body horror trop glauque.
Naaaan.
Lessivé comme si un débile m'avait abreuvé de ses délires pendant 1h40.
La première partie mettant en scène de gentils punks contre des méchants nazis fachos est caricaturale et vite expédiée. Y a une petite amourette sympatoche et une grosse bagarre avec du faux sang qui gicle partout en CGI absolument dégueulasse. Y un méchant qui se prend un coup de bracelet à grosses pointes dans le cou : explosion de sang. Houlala, que c'est gore. Sauf que plus tard dans le film, naaaaan, en fait, ça va, c'est pas si grave que ce qu'on avait vu avec nos yeux 43 minutes avant dans le film... il compresse avec un petit mouchoir contre la plaie. Pas de sang sur le blouson. Il se serait fait piquer par un moustique, que ça changerait pas grand-chose, niveau dommage corporel.
La deuxième partie avec les deux rappeuses, c'est la plus chiante, mais pas la plus énervante. C'est bourré de longueurs. Le concert où elles sont sensées faire leurs preuves est interminable (et complètement naze)
La troisième partie aurait put être pas trop mal, surtout grâce à Pedro Pascal, mais son personnage n'est pas développé. Pas de personnage développé = pas d'implication du spectateur = le spectateur se fait chier.
La quatrième partie, c'est le coup de grâce, le summum de la connerie. Des incohérences à ne plus savoir qu'en faire.
Un mec se fait trancher un bras. Que fait-il ? Je vous le donne en mille.... bah il tire une bouffée sur sa pipe à crack avant de s'évanouir. Trop mort de rire, p'tain. Quel génie. J'ai l'impression d'être devant le nouveau Pulp Fiction !
ça découpe du motard à tours de bras à coup d'épées "asiatiques". ça tombe bien, nous les neuneus, on commençait à s'emmerder, ça manquait de bagarres, de kung-fu ou de ce qui s'en rapproche. Bon, les mecs dans la pièce d'à côté, ils entendent rien, évidemment. Ils sont tout surpris quand ça vient toquer à la porte.
Le réalisateur (ils sont deux mais je les considère comme une demi-entité unique) nous prend bien pour des cons.
"T'inquiète, y a tellement d'action, là notre spectateur, il est dedans à fond ! Il va pas faire gaffe aux incohérences. Je vais pas réécrire la scène, tout de même !"
Il y a une sorte de lumière verte que l'on retrouve dans les 4 histoires. On sait pas trop ce que c'est, et je pense que le réal non plus, mais ça sert, de ce que j'en ai compris, à mettre à la benne toute cohérence. Tantôt ça donne le super-pouvoir de faire exploser quelqu'un, tantôt ça sert à faire un regard laser tout vert qui brille (parce que c'est cool, les yeux laser). Voilà.
Ah j'oubliais ! Y a Tom Hanks qui vient montrer sa truffe 5 minutes (WAH HE, c'est Tom Hanks ! C'est énorme !) en tenancier de vidéo-club. C'est à ce moment que je me suis dit que le réal se prenait pour Tarantino à vouloir nous éclabousser de ses références ciné... et de manière bien autoritaire : Tom Hanks nous assène le TOP 5 des meilleurs films de l'histoire du cinéma... et c'est non négociable, visiblement.
SPOILER BONUS : Freaky Tales ne fait pas partie de ce top 5.
Les FX sont aux fraises, le scénario semble avoir été écrit par un ado qui s'est dit tenir l'idée du siècle, la réal et la mise en scène laissées au bon soin d'un mec sous psychotropes.
Les personnages n'ont aucune profondeur. Tout peut leur arriver, on s'en carre.
Je rajoute 1 point pour la BO bien cool.
Prétentieux, faux, indigent et puéril.
Fuyez, pauvres fous, je vous aurais prévenus.