Je ne vais pas vous pondre une grande analyse pseudo-profonde de cette œuvre, parce qu’honnêtement, elle ne nous en donne pas beaucoup l’occasion.
Dès le départ, le pitch sent déjà le réchauffé : deux frères que tout oppose, un duel fratricide sur fond de misère post-soviétique, entre vodka, flingues et rancunes familiales. On a déjà vu ça mille fois, et souvent en mieux. Ce n’est pas dramatique en soi - on peut très bien revisiter un classique - à condition d’y injecter un peu de chair, un vrai travail sur les personnages ou une patte visuelle marquante.
Divulgâchage : NON.
Rien de tout ça ne survient. L’histoire file droit, sans surprise, sans relief. On devine la fin (ou plutôt les deux fins possibles) au bout d’un quart d’heure, et le film ne s’amuse même pas à nous faire douter. On nous balance quelques sous-intrigues inutiles qui viennent surtout parasiter le récit et casser toute possibilité de tension ou de respiration.
Résultat : une œuvre propre sur la forme, mais d’une fadeur confondante. Une réalisation lisse, sans audace, sans idée marquante. On en sort comme d’une pub pour un parfum bas de gamme : visuellement soignée, mais creuse, sans odeur, sans goût.
Allez, je concède un petit bon point pour les acteurs - plutôt justes, souvent crédibles - mais ils n’ont pas assez de matière pour sauver le navire du naufrage. Un film qui se regarde sans douleur, mais qu’on oublie aussitôt le générique passé.