Et bien ça commence fort ! En plein mois d'août, des tâches solaires provoquent une canicule à Rome... et une vague de suicides particulièrement violente. De superbes jeunes femmes nues (évidemment !) se tailladent des veines, des père massacrent leur famille, des hommes s'immolent... Au grand dam d'une médecin de la morgue, exténuée et harcelée par un collègue lubrique, qui commencent à divaguer, au point de voir des orgies de cadavres (!).
Je précise que je ne divulgâche rien, on arrive à ce point avant même les 10 premières minutes du film !!! Une introduction au vitriol, dont la cruauté, la violence et l'onirisme rappellent les films d'horreur de Lucio Fulci.
Malheureusement le reste sera beaucoup plus sage, et surtout beaucoup plus ennuyeux. Une vague enquête autour d'une morte (suicide ou meurtre ?), inutilement confuse et alambiquée. L'ensemble ne décolle jamais vraiment, si ce n'est dans la toute fin. On est à la frontière du film d'horreur pur et dur, et du giallo (faux suspect, manipulations, révélation finale, et beaucoup de nudité).
Néanmoins le film bénéficie de la présence de Mimsy Farmer, actrice américaine habituée au cinéma d'horreur européen. Du rôle de Barry Primus, qui incarne un prêtre bien givré qui donne du corps au film. De la BO d'Ennio Morricone, toutefois plutôt discrète.
Et il reste l'ambiance crasseuse. Entre les cadavres, les photos trashouilles limite porno que l'on verra çà et là, l'atmosphère caniculaire et des personnages dépravés. Il est juste dommage que l'intrigue ne soit pas plus solide, cela aurait pu donner un petit classique du film d'horreur italien, ou du giallo.