Présenté à La Semaine de la Critique à Cannes, "Gangs of Taïwan" trouve sa singularité en racontant la violence, l’appartenance et la loyauté à travers un personnage qui ne peut ni se justifier ni se défendre par les mots. Zhong-Han mène une existence dédoublée : employé docile dans un restaurant familial le jour, exécutant discret de rackets nocturnes pour des parrains locaux la nuit. Lorsque le restaurant familial est menacé par le rachat cynique d’un homme d’affaires, le film bascule dans une mise en scène rugueuse, habitée, mais profondément humaine.