Cette suite se passe quelques années plus tard où le héros n'est plus Glen, mais Terry, le premier ayant déménagé. Après les évènements du premier film, face à des évènements familiaux difficiles, il va vouloir retourner dans la maison désormais déserte de Terry où, accompagné de trois autres personnes, il va vouloir ouvrir à nouveau le trou. Sauf que c'était pas une bonne idée.
La suite de The gate était à espérer (ou craindre) en raison de sa fin ouverte. Tibor Takacs l'a tourné dans la foulée du premier film, mais la faillite de la boite de production fait qu'il sortira quelques années plus tard, et dans un relatif anonymat, avec je crois une sortie VHS en France.
On retrouve Louis Tripp dans le rôle de cet ado chétif, qui voit dans ce trou une sorte de palliatif à sa vie dissolue, mais cette fois-ci, alors que j'avais bien aimé The gate, la sauce ne prend pas vraiment, pour la bonne raison que c'est au fond la même chose. Certes, on voit toujours les Minions, mais en plus petit nombre, quelques beaux plans avec l'usage du matte painting, notamment tout le final, un hommage au stop motion avec des créatures immenses, mais on va dire que Takacs n'a pris de risque, ce qui est à la fois sa qualité et sa principale limite.
D'ailleurs, son échec fait que The gate II sera relativement méconnu, effacé par la renommée du premier film (où il y avait le jeune Stephen Dorff) : même si tout n'est pas à jeter, c'est clairement une suite inutile.