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le 4 sept. 2016
SuivreL'Amérique en mutation
Dans la lignée des grandes sagas américaines produites par Hollywood, "Géant" n'a aucun mal à s'imposer. Surtout connue pour être la dernière apparition de James Dean sur grand écran (il mourut peu...
Une espèce de saga familiale qui se déroule au Texas et qui n’en finit pas… Et d’ailleurs, il ne s’y passe rien ou presque rien. Ou en vérité tellement rien que ce qui s’y passe réellement pourrait tenir (peut-être) dans une toute petite demi-heure.
Manque de bol, ce machin lancinant dépasse les trois plombes bien lourdes…! et pour être lourd, balourd et lourdingue, « Géant » est une pointure dans son domaine.
A tel point que seuls les péplums de son époque pourraient lui être comparés : une bien peu flatteuse comparaison pour un film qui atteint des sommets d’ennui. De l’ennui à l’état pur, concentré, l’Everest de l’ennui.
On somnole donc très rapidement puis on accélère avec la télécommande jusqu’à la fin, de loin en loin, afin de se rendre compte de l’étendue du désastre… et cette étendue est au moins aussi grande que le Texas tout entier.
Même la fin est décevante et bien nunuche, à l’image de tout le reste du film partagé entre la célébration du pétrole et celle des ranchs et du bétail. Mais avec un étonnant parfum de justice sociale puisqu’on y dénonce le racisme à l’égard des gentils et pauvres Mexicains.
Pourtant le cafetier montre le panneau (il devrait lui faire bouffer !) à ce géant Rock Hudson qui raisonne plus qu’à son tour avec les poings (un vrai cow-boy du Texas celui-là) : il y est en effet écrit qu’on « sert qui on veut ». Point barre, bordel de merde. Non mais !
James Dean est ici dans un rôle un peu à contre-emploi et s’y révèle autant à l’aise qu’un éléphant alcoolique dans le couloir d’un magasin de procelaines. Quant à Elizabeth, à part sa collection de robes abracadabrantes, elle ne fait que la potiche avec quelques sursauts d’indépendance et de justice sociale étouffée dans l’oeuf : Mère Eliza donc.
Je n’arrive pas à déterminer si elle est plus nulle qu’énervante ou si c’est simplement tout l’inverse. Bref, on l’a compris, Géant est une catastrophe géante, un épouvantable somnifère con comme ses gros pieds (au moins du 50 !).
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il y a 4 jours
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