Ainsi que j'ai pu le vérifier j'aime toujours 'Ghost'.
On s'refait pas.
Je le voyais traîner depuis un certain temps sur Netflix comme un vieux pote qui te fait coucou de la main pour t'entraîner une fois de plus dans une virée qui se terminera toujours de la même façon.
Ce pote dont tu as un peu honte devant tes nouveaux amis très intelligents. Parce qu'il est un poil benêt (il faut bien l'admettre) et parce qu'il porte encore des jeans trop larges et des chemises hawaïennes.
Le voir arborer le badge "leaving soon" a eu raison de mes tergiversations.
Et me voilà de nouveau dans cette aventure abracadabrante mais tellement simple qu'elle aurait pu être scénarisée par Francis Lalanne s'il avait une once d'humour.
Me revoilà en train de m'extasier devant ce mignon couple les mains dans la glaise (mains aussitôt lavées et séchées à la faveur d'un changement de plan). De me dire que Demi Moore ressemble tellement à un petit garçon par son physique et sa gestuelle qu'on est en droit de se questionner à demi-mot sur les intentions de Zucker.
Me revoilà savourant les scènes de métro avec l'excellent Vincent Schiavelli en fantôme maniaco-dépressif, et m'émerveillant à la vue de la belle Caryn Elaine Johnson ...
... dite Whoopi Goldberg (Whoopi en référence à un coussin péteur, et Goldberg car elle pensait avoir plus de chances de réussir avec un nom à consonance juive). Ici dans le rôle d'une voyante en carton qui se découvre médium.
Me revoilà en train de frémir lorsque les entités noires se saisissent des âmes des méchants pour les emporter, on l'imagine, au Royaume des Ombres. Ces démons gémissants et flottants sont aussi réussis que le Groke dans le dessin animé 'Les Moomins' ou le démon sans visage dans 'Chihiro'.
Et de contenir ma larme quand le luminescent Sam Wheat (Patrick Swayze) fait ses adieux sur les Righteous Brothers.
Pour tout cela et pour bien d'autres choses, Sam embête pas de mettre Wheat à ce film.